Appel à la nation frankoise

par JOACHIM LAMBERT


Le blason frankois
Le blason frankois

Ce ne sont pas des considérations de bien-être, d’hédonisme qui fait du plaisir le but de la vie, de paresse qui recherche le maximum de satisfaction par le minimum d’efforts, ni de fidélité au statut quo, c’est-à-dire à l’état de chose existant, qui peuvent donner l’enthousiasme pour la patrie mais seulement la volonté de réaliser l’éternel dès ici-bas sur Terre en accomplissant la Parole de Jésus telle qu’expliquée par Abdruschin. Aussi, le relèvement des Québécois-Français, des Canadiens-Français et des Québécois en général s’adressera-t-il non pas à la crainte, à l’espoir de récompenses, à l’intérêt personnel, mais au sens désintéressé pour le Bien. Depuis un demi siècle, soit depuis 1960 avec la Révolution tranquille, l’État du Québec a jusqu’ici cru, d’autant plus fermement qu’il s’imaginait plus éclairé qu’à l’époque antérieure de la toute-puissante Église catholique, pouvoir atteindre son but véritable au moyen des seules institutions législatives, sans aucunement faire appel à la vraie religion et à la moralité de ses citoyens, cette vraie religion qui n’est pas institutionnelle et formelle mais intérieure. Puissent ses récentes expériences lui enseigner qu’il est incapable d’atteindre son but et que c’est précisément le manque de fondement spirituel à ses lois qui l’a amené là où il est présentement: c’est-à-dire à la confusion des valeurs. On ne sait plus quoi transmettre!

Le rationalisme intellectuel et l’irréligion de l’État doit être condamné puisque l’Esprit de Vérité est venu fonder le troisième règne, Son règne: le règne du Saint-Esprit(1). Le monde dit libre avec sa mondialisation des marchés financiers, qui fait que les riches s’enrichissent de plus en plus et que les pauvres s’appauvrissent de plus en plus, nous montre à nos dépens, à quoi l’on est conduit quant on s’imagine tout pouvoir avec seulement l’entendement intellectuel et matérialiste rivé sur l’appât du gain.

1. Voir H. SAINT-HILAIRE, Le troisième Règne, Table des matières.

«Le malheur rendra les hommes forts, braves et croyants, la foi est éternelle chez le fort, le faible, est athée»(2). En effet, de toutes les déculturations, celle de l’esprit - le moi véritable de l’être humain - avec sa conscience, est la plus grave. L’intelligence spirituelle(3) est laissée pour compte. Contrairement à l’intelligence intellectuelle qui fonctionne pour elle-même, l’intelligence spirituelle est l’intuition appuyée par l’intellect, l’intellect au service de l’esprit. «Tout au long de l’histoire, les peuples qui ont été capables de rebondir, même après de lourdes épreuves, avaient en commun une force d’âme, une profondeur morale, une solide assise culturelle et une foi robuste»(4). Mais cette foi doit être conviction! Et non plus la foi aveugle des Églises ou la foi aveugle en la science! La foi doit reposer sur la connaissance des lois de la Création; et qui donc peut nous donner cette connaissance? L’Esprit de Vérité que nous a promis Jésus et dont l’enseignement a été consigné dans la Grande édition 1931 du Message du Graal, l’évangile éternel de l’Apocalypse de Jean. Sans le socle solide de la conviction, il ne peut y avoir d’espérance.

2. ERNST MORITZ ARNDT (1769-1860), Geist der Zeit. Poète et historien allemand qui exalta le patriotisme allemand contre Napoléon Ier.

3. Voir H. SAINT-HILAIRE, Le troisième Règne, Chapitre 7 : L’intelligence spirituelle.

4. JACQUES GRAND’MAISON, Au nom de la conscience, une volée de bois vert.

Les valeurs matérialistes sont des valeurs molles qui forment des peuples mous au psychisme mou. Or, à l’heure du Jugement, tous les peuples mous, intérieurement vides, seront balayés comme de la balle par le vent de la tempête purificatrice qui siffle actuellement au-dessus de nos têtes. Seules les valeurs véritablement spirituelles sont sûres; elles sont le gage des peuples Appelés, c’est-à-dire des peuples intérieurement évolués appelés à survivre, s’ils sont fidèles, à la grande épuration préparatoire à l’édification du Royaume de Dieu sur Terre! Et les Québécois-Français doivent être comptés parmi les peuples Appelés de la terre. Régénérés par le principe du Graal, ils deviendront des Frankois, un peuple libre, spirituellement libre, au service du Créateur.

La mondialisation ou l’hégémonie d’une seule puissance, celle de l’argent portée par la civilisation anglo-saxonne sur le commerce international et les cultures nationales, implique une oppression contraire à la diversité des nations, laquelle est voulue de Dieu. C’est la Réforme du Graal qui engendre les Frankois. Cette Réforme passe par la transmission du Message du Graal 1931 chez les Québécois-Français; si jamais le dernier Message de Dieu n’était pas pris au sérieux, accepté et accompli en Laurentie (au Québec), la disparition du peuple Québécois-Français et des Canadiens-Français ne saurait être évitée. L’assimilation déjà galopante chez les Francos hors Québec, l’envahissement ininterrompu des immigrants qui maintenant en 2009 sont majoritaires sur l’Ile de Montréal où vit le tiers de la population québécoise, la dépossession économique et la dénatalité sont actuellement en marche. Rien non plus ne saura nous protéger des travaux d’épuration des êtres de la nature conduits par Mercure qui obéit au Fils de l’Homme.

Dieu veut que nous survivions ... si nous le voulons. Les survivants spirituels, à la conscience allumée, formeront le noyau de cette nation nouvelle. C’est notre sérieux, notre enthousiasme et le souci de notre salut qui assurera le triomphe de la Lumière parmi nous. Tout doit devenir nouveau en chaque être humain. La Grande édition 1931 du Message du Graal Dans la Lumière de la Vérité d’Abdruschin est le dernier appel au réveil spirituel des Québécois-Français!

Le drapeau frankois
Le drapeau frankois

Nous serons guidés. L’encadrement social sera là non plus pour dominer les esprits et nuire, mais pour favoriser le développement spirituel de la nation.

Les Frankois peuvent, dès ici-bas, participer à la vie éternelle grâce à l’enseignement d’Abdruschin (1875-1941) qui nous permettra d’assurer notre unité spirituelle en vue d’une ascension rapide vers le Royaume spirituel de l’esprit: le Paradis. Seule l’unité spirituelle des Frankois apportera l’unité politique et le redressement national, ce qui n’a rien à voir avec une Charte des droits et libertés élaborée par l’intellect humain.

La diversité des génies nationaux est voulu de Dieu, voilà pourquoi chaque peuple doit être respecté pour ce qu’il est comme condition à son évolution:

«La nature spirituelle n’a pu représenter les caractères essentiels de l’humanité en des gradations très variées que dans les individus et dans les individualités les plus générales, c’est-à-dire les peuples. Pour que la divinité se reflète dans l’humanité comme dans son miroir adéquat, il faut qu’en toute liberté chaque nation, et au sein de cette nation, tout individu se développe et se forme conformément à l’individualité de la collectivité ou à son individualité propre».(5)

5. J.G. FICHTE (1762-1814), Treizième discours à la nation allemande.

Les nations fortes doivent donc évitées tout projet de domination universelle «car le maître des mondes a tenu, pour la sécurité de l’ensemble, à ce que chaque peuple et chaque clan ait sa marque, son caractère propre. Les peuples étaient destinés à exister les uns auprès des autres, non à se mêler et à se superposer en s’écrasant mutuellement».(6)

6. J.G. HERDER (1744-1803), Idées sur la philosophie de l’histoire de l’humanité.

Chaque nation doit développer son génie propre, par ses propres moyens. Et c’est la Grande édition 1931 du Message du Graal d’Abdruschin qui fera éclore le génie frankois. Quelque chose se prépare. Avec les Frankois naissants, une grande époque approche. Et comme Schlegel (1767-1845) l’avait dit pour les Allemands, les mêmes paroles peuvent être redites aujourd’hui pour les Québécois-Français: «Je crois qu’il se passera à l’intérieur de notre peuple des choses comme aucune génération humaine n’en a jamais vues. Activité sans relâche, aptitude à pénétrer profondément dans l’intérieur des choses, beaucoup de dispositions à la moralité et à la liberté, voilà ce que je trouve dans notre peuple». Mais les emprunts aux autres nationalités ne doivent pas prendre le pas sur ce que nous sommes, sur notre génie originel. Nous ne devons accepter que ce qui est conforme à notre nature. L’intuition nous le dira. Le cosmopolitisme débridé et sans discernement est donc à bannir … non pas par orgueil, mais pour l’accomplissement dans le respect des autres nationalités. La nature humaine étant ce qu’elle est, nous devrons être vigilants afin de ne pas glisser sur la pelure de banane de l’orgueil, c’est-à-dire transformer une virile modestie en une louange de nous-mêmes.

Tous les peuples sont également respectables dans leur originalité. Mais en devenant Frankois, les Québécois-Français devancent, lentement mais sûrement, les autres ethnies de l’Amérique du Nord. Tandis que celles-ci s’occupent de tout, sauf de la Vérité, sans qu’il n’y paraisse encore, les Québécois-Français commencent à mettre toute leur application à vouloir former le citoyen d’une époque de civilisation supérieure à ce qui est actuellement : une civilisation aux fondements spirituels. Seul, en conséquence, le Frankois peut véritablement être patriote dans le sens spirituel du terme contrairement au patriotisme qui, dans son égoïsme, devient hostile envers le reste du genre humain. L’ambivalence pour la souveraineté politique du Québec, un projet noble en soi, tient en partie à cette constatation que les Québécois-Français n’ont pas un esprit étroit et exclusif et qu’ils identifient leur cause à celle de l’humanité. Ce qui en fait des êtres bons, certes, mais sans sagesse dans l’art du possible qu’est la politique. Ce qui en fait aussi des êtres souvent méprisés par les anglo-saxons car: qui ne se respecte pas, n’est pas respecté. Seule la Réforme du Graal sur le plan personnel et social permettra à la beauté et à la noblesse frankoise de s’imposer dans notre patrie terrestre.