Introduction à la version frankoise de la Grande Édition 1931 du Message du Graal d'Abdruschin Dans la Lumière de la Vérité

par HUGO SAINT-HILAIRE


Couverture de la Grande Édition 1931 du Message du Graal

Frankois est le nom de la nouvelle nationalité des Québécois-Français spirituellement régénérés par la Grande Édition 1931 du Message du Graal d’Abdruschin Dans la Lumière de la Vérité, soit par l’Enseignement du Fils de l’Homme, l’Esprit de Vérité annoncé par le Fils de Dieu Jésus dans l’Évangile de Jean(1).

1. Voir H. SAINT-HILAIRE, Le troisième Règne, chapitre 8: La parabole des Noces de Cana.

Pour bien saisir la notion de ce nouvel ethnonyme, il faut nous référer à l’histoire de l’identité des Canadiens-Français. Québécois francophone ou Canadien francophone sont des termes inappropriés pour les Québécois-Français, car Québécois et Canadien font référence à la société civile; et le mot francophone est avant tout une qualité, un adjectif, non une identité: des Canadiens-Anglais sont francophones puisqu’ils parlent français, tout comme beaucoup de Québécois-Français sont anglophones puisqu’ils parlent anglais. Pour ce qui est de Québécois francophone de souche française, une nation peut-elle porter un tel nom?

Avant la Conquête britannique nos ancêtres étaient des Canadiens. Depuis la Conquête, les Britanniques s’étant appropriés le nom des Canadiens – le nom des descendants des colons français dans la vallée du Saint-Laurent –, ceux-ci sont donc devenus des Canadiens-Français. Et depuis les années 1960, c’est le mot Québécois, terme emprunté au nom de la province de Québec, qui est utilisé à la place de Canadien-Français. Historiquement, Québécois découle donc du toponyme Québec qui fut donné comme nom au Canada par le conquérant britannique lorsqu’il changea, en 1763, le nom de Canada, le pays des Canadiens, en celui de Province of Québec, le mot province signifiant «colonie». De plus, étymologiquement parlant, Québec signifie «là, où c’est bouché». L’histoire du Québec français est donc celle d’un karma à liquider.

Frankois, qui veut dire «homme libre», tire son origine de la langue francique avec frank, et de l’allemand avec Franke, mots qui signifient «libre». La tribu germanique des Franks fut à l’origine de la formation de la nation française. Avec les siècles, la Francia, le «pays des Franks», est donc devenu la France, le pays des Français qui formèrent la langue française.

Les Québécois-Français fidèles à la Volonté de Dieu telle qu’expliquée par Abdruschin dans Sa Parole Originale de 1931(2), et tous ceux qui aspirent sincèrement à la Vérité, forment le peuple frankois en devenir. Ces Québécois-Français en voie de se libérer de leur passé karmique, ainsi que leurs descendants, ont droit à l’existence en tant que peuple Appelé pour édifier le Royaume de Dieu sur notre coin de terre, la Laurentie, après la grande épuration du Jugement dernier actuellement en cours depuis 1929. Fidèles à leur conscience éveillée qui les relient au Créateur, ils sont destinés, s’ils s’y déterminent, à survivre spirituellement et physiquement, à la fois comme individus et comme peuple et ce, malgré l’actuelle assimilation des Québécois-Français à l’univers anglo-saxon canadien et malgré le fait que nous sommes actuellement un peuple en voie d’extinction parce que les générations ne se renouvellent plus.

2. Soit la Grande Édition 1931 du Message du Graal d’Abdruschin intitulée Dans la Lumière de la Vérité publiée en français en 1933 et publiée en 1931 en langue allemande sous le titre de Im Lichte der Wahrheit aux éditions Der Ruf, la maison d’édition d’Abdruschin / Oskar Ernst Bernhardt à Munich, Allemagne, et rééditée en 1998 par les éditions Bernhardt de Montreux, en Suisse – Volker de son prénom, et qui n’a aucun lien de parenté avec Oskar Ernst Bernhardt – et non pas l’édition falsifiée et tronquée 1949/51, et toutes les subséquentes, publiées par les éditions Maria Bernhardt du Mouvement International du Graal, en Autriche. Voir H. SAINT-HILAIRE, L’Histoire d’une imposture dévoilée.

En 1949, l’historien et diplomate anglais Arnold Toynbee (1889-1975) écrivait ceci au sujet des Canadiens-Français:

J’ai l’idée que le peuple de l’avenir dans les Amériques pourrait bien être les Canadiens-Français. Si l’humanité est destinée à connaître enfin des jours heureux, alors je prédirais qu’il y a un avenir dans l’Amérique du Nord pour les Canadiens-Français. Quoiqu’il arrive, je ne crains pas d’affirmer que ces Canadiens de langue française seront là pour vivre les dernières heures de l’humanité dans l’Amérique du Nord.(3)

3. A. TOYNBEE, dans The World Review, 1949.

Cette affirmation d’Arnold Toynbee était prophétique, mais ici, c’est d’abord le spirituel qui doit l’emporter sur le temporel, sinon, jamais les Frankois ne parviendront à l’accomplissement.

Pour ce qui est de la langue française au Québec, il ne faut pas oublier que la Nouvelle-France a réalisé son unité linguistique un siècle et demi avant la France et que le français a été pratiqué ici comme langue nationale. En effet, si vers 1700 les Canadiens avaient réussi à unifier leur langue, la France était loin d’être parvenue à le faire car, en 1789, au moment de la Révolution française, sur une population de 25 millions d’habitants, pas plus de 3 millions maîtrisaient la langue française. On dénombrait alors 30 patois provinciaux encore bien vivants. C’est donc dire que, comme peuple, les Canadiens de la Nouvelle-France ont été les premiers à parler sur Terre cette langue que l’on nomme le français.

Contrairement à l’actuel courant égalitaire et cosmopolite international qui combat cette vérité, il est voulu de Dieu que l’humanité soit divisée en races et ethnies, et l’ethnie québécoise-française est maintenant appelée à devenir frankoise, c’est-à-dire spirituellement libre et volontaire, imprégnée de l’esprit allemand pour exprimer le genre qui lui est propre ou, sinon … tout simplement disparaître. D’où la nécessité de commencer par le commencement en s’appropriant la Grande Édition 1931 du Message du Graal en conformité avec ce que nous sommes en terme de vocabulaire, c’est-à-dire en français québécois, la langue des Frankois adaptée à notre mentalité et à notre maturité spirituelle. Tous les peuples qui survivront au Jugement devront en faire autant.

En Europe, c’est monsieur Lucien Siffrid qui le premier, en 1933, a traduit en français les 91 Exposés de Im Lichte der Wahrheit. Bien qu’Oskar Ernst Bernhardt/Abdruschin (1875-1941) ait personnellement accepté la traduction alsacienne de Son Disciple, après Son Décès, les Français du Mouvement du Graal en France jugèrent sa traduction inappropriée et cherchèrent à la faire disparaître, mais heureusement, sans résultat.

Avec l’arrivée et la transmission de la Grande Édition 1931 du Message du Graal au Québec en avril 2000, nous savons maintenant ce qui a motivé leur action. Il s’agissait en fait de remplacer cette première et authentique traduction française de Lucien Siffrid, qui est celle de la Parole Complète et Originale de Dieu, par une autre traduction française de la Grande Édition 1931 du Message du Graal préalablement falsifiée et tronquée en langue allemande par les dirigeants-fondateurs du Mouvement International du Graal en Autriche et de la Fondation du Graal. Ces deux organisations forment aujourd’hui deux sectes rivales indépendantes qui se disputent la légitimité spirituelle et matérielle de la postérité d’Abdruschin, légitimité qui se fonde, pour ces deux Église-sectes, sur un Message du Graal falsifié et tronqué publié à l’origine (1949/51) aux éditions Maria Bernhardt.


Le drapeau frankois
Le drapeau frankois

La version frankoise du Message du Graal 1931 n’est pas une nouvelle traduction en tant que telle, mais une adaptation française québécoise faite à partir de l’original allemand et des différentes traductions françaises existant depuis la publication de la traduction de Lucien Siffrid de 1933.

Des linguistes de l’université de Sherbrooke (Québec, Canada) ont donné un nom à cette langue française québécoise à laquelle personne n’avait encore donné de nom, le franqus(4). Le franqus(5), qui s’écrit seulement avec la consonne Q et non pas franquus avec la syllabe QU, se caractérise non par une nouvelle syntaxe, mais par un sens différent pouvant être donner à un même mot(6), ainsi que par son vocabulaire de mots nouveaux(7) forgés à partir de la vie de tous les jours des Canadiens du premier Canada de 1608 et des Canadiens-Français du deuxième Canada de 1760 d’après la conquête britannique, soit depuis 400 ans. Avec la nouvelle nationalité frankoise naissante, il serait sans aucun doute plus simple d’écrire le nom de cette langue française québécoise avec la consonne K, le frankus. Bref, le français québécois ou frankus est la langue française telle qu’on la parle et la comprend au Québec.

4. Voir l'article de Jean-Benoît Nadeau dans la revue L’Actualité du 15 mars 2008, «Parlez-vous franqus?».

5. franqus: fran pour français, q pour québécois, u pour usage et s pour standard.

6. Par exemple, le mot «magasinage»: 1. Action de déposer des marchandises dans un magasin; 2. Au Québec: Action de magasiner (faire du shopping).

7. Par exemple, 1. le mot «comprenure»: compréhension, intelligence: il est dur de comprenure, c'est-à-dire il comprend difficilement, laborieusement; 2. «débarbouillette»: serviette à débarbouiller.

Dans les faits, les universitaires québécois n’ont rien inventé de neuf, sauf le nouveau nom franqus qu’ils ont donné au français québécois. Car il existe un dictionnaire du français québécois élaboré à partir de 1932 par Louis-Alexandre Bélisle(8): le Dictionnaire général de la langue française au Canada(9). Ayant commencé son œuvre lexicographique en 1932, il publie pour la première fois en 1944, et réédite souvent, jusqu'en 1979 lorsqu'il refond complètement son travail(10). Le Dictionnaire est publié de 1954 à 1957 sous forme de fascicules distribués dans les marchés d’alimentation du Québec.

8. Louis-Alexandre Bélisle (1902-1985) naît le 7 mars 1902 à Saint-Éloi de Témiscouata, en milieu rural. À seize ans, il devient enseignant après avoir reçu sa formation des Frères Maristes au juvénat de Lévis. Deux ans plus tard, il travaille à la Banque Nationale du Canada à titre de comptable. Il est également «paie-maître» pendant quelques années dans une importante entreprise forestière. Par la suite, il occupe divers postes: correcteur d'épreuves, journaliste, chroniqueur municipal, rédacteur financier et éditorialiste au journal Le Soleil de Québec. En 1928, il fonde la revue Les Affaires ainsi que la maison d'édition du même nom. L.-A. Bélisle rédige, publie et traduit plusieurs ouvrages dans le domaine des affaires (il détient un diplôme en pratique bancaire et commerciale) ainsi que dans celui de la technologie des métiers. De 1939 à 1949, il enseigne à l'Université Laval de Québec (le français des affaires, entre autres). De plus, L.-A. Bélisle préside la Société Canadienne de Technologie et dirige la Société du parler français au Canada. Il est également président fondateur de l'École d'imprimerie de Québec. En 1958, L.-A. Bélisle reçoit le prix de la langue française de l'Académie française.

9. BÉLISLE, Louis-Alexandre, 1957, Dictionnaire général de la langue française au Canada, Québec, Bélisle éditeur, [XIV]-1390 pages. Environ 55 000 mots. «La description des mots français (communs à la France et au Canada) s'inspire de la version résumée par Amédée Beaujean du Dictionnaire de Littré (communément appelé le Littré-Beaujean). Puisque cet ouvrage date de 1874, Bélisle a dû compléter plusieurs définitions à l'aide de dictionnaires plus récents (dont les Larousse, Quillet, Guérin, etc.). Pour constituer son dictionnaire, L.-A. Bélisle ajoute donc les éléments propres au français canadien à la version complète du Littré-Beaujean qui sert de base.

10. Une 2e édition paraît en 1971, puis une édition spéciale, en 1974, accompagnée d'un supplément encyclopédique. En 1979, une 4e et dernière édition du dictionnaire est publiée sous le nom de Dictionnaire nord-américain de la langue française.

Selon l’auteur, le Dictionnaire général de la langue française au Canada «embrasse la langue française dans son ensemble, telle qu'on la parle et telle qu'on la comprend au Canada français». Premier répertoire global portant sur le français au Canada, il ouvre de nouvelles perspectives en ce qui a trait à la description de cette langue. Le français canadien (québécois) y est considéré dans son entier et non seulement au regard de ses particularités par rapport au français de France. Ainsi, les mots provenant du fonds français et les emplois exclusivement usités au Canada sont-ils décrits les uns à côté des autres.

Voici donc la version frankoise de la Sainte Parole(11) du Saint-Esprit fait homme, afin que les Frankois – et ceux qui sont en affinité avec eux – puissent cheminer par eux-mêmes et pour eux-mêmes sur le Chemin de la rédemption spirituelle en cette époque de l’effondrement du faux. Quant aux incrédules qui ne se sentent pas concernés par la Vérité Divine, ils doivent – conformément à leur vouloir – être laissés à eux-mêmes, le prosélytisme n’est pas de mise.

11. La version frankoise du Message du Graal 1931 est disponible en communiquant avec Hugo Saint-Hilaire hsh@videotron.ca et aussi sur le site Internet www.fr.abdrushin.name où il est possible d’imprimer en frankus non seulement tous les Exposés du Message du Graal 1931, mais aussi les Exposés des Résonances 1 et des Résonances 2 du Message du Graal.

Chacun des 91 Exposés de la version frankoise de l’Oeuvre est identifié (dans le format papier seulement et non pas sur le site Internet www.fr.abdrushin.name), de cette façon: M.1, M.2, M.3, etc., jusqu’à M.91; la lettre M signifiant Message du Graal et le chiffre qui suit identifiant le numéro de l’Exposé. De même en est-il pour les Résonances du Message du Graal: 1R pour les Résonances 1 et 2R pour les Résonances 2. De plus, pour faciliter les repères à l’intérieur d’un Exposé, chaque paragraphe est numéroté.

Nous ne vivons point suspendus entre ciel et terre. Avec l’Édification de la Paix qui se fera pendant le Règne de mille ans commencé en 1923, le moment venu, nous devrons commencer à construire un ordre culturel nouveau, spirituellement purifié, enraciné dans notre sol, en veillant rigoureusement à ce qu’aucune coutume, aucune habitude étrangère ne puisse s’y glisser à moins que celle-ci soit conforme à notre nature. L’influence étrangère n’est pas quelque chose d’indispensable pour l’évolution spirituelle terrestre puisque, par la réincarnation, nous pouvons et devons, si nécessaire, nous parfaire dans d’autres peuples. De plus, les différences individuelles à l’intérieur d’une même nation sont suffisamment stimulantes pour contrer toute stagnation.

Est donc Frankois en terre d’Amérique du Nord, celle et celui qui se décide à porter, le front dégagé, le destin de sa véritable nationalité – d’origine ou d’adoption – ancrée dans la Parole-Testament du Fils de l’Homme Abdruschin: l’Évangile éternel du Graal.

«Souviens-toi d’où tu es tombé!» nous dit l’Apocalypse de Jean. Grâce à la Grande Édition 1931 du Message du Graal, les esprits d’évolution frankois savent d’où ils sont tombés: du Paradis, c’est-à-dire du Royaume spirituel des esprits humains. Sur Terre, notre devise en témoigne: «Je me souviens!»