LA LETTRE DU DISCIPLE HELLMUTH MÜLLER À IRM(IN)GARD

par HUGO SAINT-HILAIRE


Selon la version officielle de l’Administration du Graal donnée par l’intermédiaire de son porte-parole, l’Apôtre Herbert Vollmann, il a été expliqué que c’est Abdruschin Lui-même qui a remanié Son Message au cours des deux (2) dernières années de Sa vie à Kipsdorf pour aboutir à l’actuelle édition 1949/51 présentée comme édition de dernière main. Selon Roselis von Sass de l’Ordem du Brésil, ce serait pendant Ses quatre (4) dernières années de vie terrestre.

Or, selon le Disciple Hellmuth Müller-Schlauroth chez qui le Seigneur a habité à Schlauroth de septembre 1938 à la Pentecôte 1939, Abdruschin ne lui a jamais parlé de retravailler Son Message. Il a certes écrit puisqu’Il demanda à Joseph Wagner de cacher un paquet de feuilles manuscrites de cinq (5) centimètres d’épaisseur, ce que Joseph Wagner a fait en les déposant sous une poutre dans le grenier du Schweizerhof à Kipsdorf. Mais ces feuilles ne furent jamais retrouvées jusqu’à présent. Jusqu’à ce jour, plusieurs les ont cherchées, sans résultat. Le jour de la Fête de l’Étoile Rayonnante 1996, l’âme de Joseph Wagner se serait manifestée à un médium parlant en pleine conscience pour dire que c’était des Textes de souffrance dans lesquels Abdruschin a exprimé toute Son amertume vis-à-vis du comportement des Appelés et de l’humanité. Ceci concorde avec le témoignage de Joseph Wagner lorsqu’il était vivant; citant le Seigneur, Monsieur Wagner écrit:

«Vous savez bien, parce que je vous l’ai déjà indiqué, que votre ménage ira très bien tant que votre épouse aspirera à la Lumière. Dirigez votre vie de cette façon et agissez intelligemment car les couples d’élus honnêtes en verront de dures et ne seront pas épargnés par les coups ici, sur ce globe terrestre, parmi cette humanité; mais ces élus pourront toujours saisir Ma Main par l’intuition. Aussi ai-Je donné aussi les Écrits que vous avez cachés, Monsieur Wagner. Peut-être serviront-ils encore à atteindre quelque but de valeur»

(Abdruschin)

Le 12 mars 1938, Abdruschin est incarcéré à la prison d’Innsbruck. C’est le Disciple Hellmuth Müller qui a réussi à le faire libérer en se rendant, en juillet 1938, au bureau central du Führer à Berlin, rue du Prince Albrecht, voir l’adjoint du SS Heinrich Himmler pour réclamer Sa libération. Müller était membre du Parti ouvrier national-socialiste allemand (NSDAP) et, en septembre 1935, il avait déjà fait part à Abdruschin de son intention d’en sortir:

«Le Seigneur me le déconseilla, me faisant remarquer qu’un jour peut-être, dans l’intérêt du Graal, il pourrait être nécessaire d’être défendu par l’une ou l’autre personne de cette organisation»

(Hellmuth Müller)

En effet, ses contacts avec le Parti nazi lui furent très utiles dans sa démarche pour faire libérer le Seigneur, entre autres grâce à Grete Hess, la sœur de Rudolf Hess, le dauphin de Hitler, qui se déclara prête à se renseigner pour Müller sur le dossier Bernhardt.

En août 1938, le secrétariat de la Gestapo à Görlitz libérait Oskar Bernhardt mais commuait sa peine en assignation à résidence. Abdruschin pouvait choisir entre Igls au Tyrol ou chez Hellmuth Müller à Schlauroth en Silésie près de Görlitz à la frontière polonaise. Il choisit tout d’abord de résider chez Hellmuth Müller, où Il habita avec Sa famille et Hellmuth Müller et son personnel, du 27 septembre 1938 jusqu’en juin 1939, puis pendant deux (2) ans et demi jusqu’à Son Départ le 6 décembre 1941, Il eut la possibilité d’avoir, avec Sa famille, un foyer personnel chez le Disciple Giesecke à Kipsdorf, puisque le Disciple Giesecke et son épouse n’y habitaient pas. Dans la biographie officielle du Seigneur, l’Apôtre Herbert Vollmann cache soigneusement l’intervention de Hellmuth Müller et fait comme si Abdruschin n'avait jamais été à Schlauroth où Il est pourtant resté pendant neuf (9) mois avec Maria, Irmgard et Alexander. Le fait que Herbert Vollmann ait écrit que Abdruschin a été exilé en 1938 avec Sa famille à Kipsdorf ne correspond donc pas à l’exacte réalité. Cependant, en 1993, dans son livre rouge, sans tout dire, il en dévoila un peu plus tout en gardant Hellmuth Müller dans l’ombre:

«Après un court séjour en résidence surveillée à Schlauroth près de Görlitz, Abd-ru-shin se rendit avec Sa famille à Kipsdorf (Erzgebirge) …»

(H. Vollmann, livre rouge, p.53)

Hellmuth Müller était présent à Kipsdorf lorsque le Seigneur quitta cette Terre et fut le seul à être autorisé à porter Son cercueil après avoir organisé à la place du Chevalier Vert Kurt Illig, absent, les funérailles le 11 décembre 1941 à Bischofswerda, en Saxe, Sa ville natale.

À ce fidèle, qui a vu le Seigneur jusqu’à Son dernier jour, le Seigneur n’a jamais parlé d’un quelconque remaniement du Message du Graal. Voici maintenant ce qu’a écrit à ce sujet Hellmuth Müller le 6 mars 1976 à Irmgard Freyer:

«Qui a procédé à la modification du Message du Graal dans les éditions d’après-guerre, par rapport à la Grande Édition publiée par le Seigneur en l’année 1931 et aux Résonances du Message du Graal, volume 1, en l’année 1934? L’édition en trois (3) volumes de 1961/62 contient la mention Édition de dernière main. Cela signifie que cette édition est la dernière réalisée par le Seigneur Lui-même. Vous-même Fräulein Irmingard, avez aussi déclaré depuis des années que tous les changements dans le Message avaient été entrepris par le Seigneur, que le Message confectionné par le Seigneur se trouve dans votre main. Ces déclarations réveillent toujours de nouveaux doutes. Ces doutes seraient immédiatement levés si vous produisiez ouvertement le manuscrit signé et déclaré bon à imprimer par le Seigneur - et à la vérité, le manuscrit entier.

Le Seigneur a déclaré tout net le 26 octobre 1939, donc à une époque où Lui et le Message du Graal étaient politiquement bannis, dans une déclaration donnée à Kipsdorf: «Ces Paroles qui sont miennes n’ont pas subi la moindre modification. Aujourd’hui encore, elles sont à lire exactement comme au commencement et peuvent être considérées comme preuve et base de Ma réponse. Telles qu'elles sont aujourd’hui, elles étaient dès le commencement. Si pour l’un ou l’autre des humains une conviction personnelle devait être déformée ou modifiée par le biais d’autres influences ou intentions, dans ce cas, l’on ne pourra pas Me reprocher l’intention d’une tromperie quelconque. De Mon côté, rien ne s’est passé ou a été modifié, mais au contraire tout est resté tel quel, mot pour mot. Et ces Paroles sont Ma conviction inchangée et totale …»

Jusqu’au 26 octobre 1939 il n’y avait donc pas la plus petite chose de changée. De ce fait, ce n’est qu’à partir de ce jour que le Seigneur pouvait avoir eu la pensée de transformer le Message. Jusqu’à Sa mort terrestre, pour l’exécution des nombreux et nombreuses suppressions, raccourcissements, ajouts, la transformation de la suite des exposés, l’élimination d’anciens exposés, l’insertion de nouveaux et la confection d’un nouveau manuscrit composé prêt à l’impression, Il n’avait plus à Sa disposition que de deux (2) années de vie dont la dernière fut déjà marquée par la maladie. Cela n 'était pas possible.

Seulement, ce ne sont en aucun cas uniquement des raisons temporelles qui me font douter du fait qu’un manuscrit désigné par le Seigneur comme bon à imprimer existe correspondant au texte actuel du Message, mais des choses qui pèsent beaucoup plus lourd. Le Seigneur était Porteur d’une Mission divine, dans Sa Parole de conclusion, à la fin, Il déclare …: «Je le suis, le Fils de l’Homme, Imanuel». Cette profession de foi est répétée et renforcée dans l’Ancien Message à de très nombreux endroits. Je cite encore uniquement, extrait de l’exposé Jésus et Imanuel (1R16): «À Moi, en tant que Imanuel …».

La Parole de conclusion citée ci-dessus, de même que tous les exposés ou passages annonçant directement le Seigneur, ne figurent plus dans l’édition d’après-guerre, et cela, bien que le Seigneur se soit désigné en tant que Envoyé de Dieu dans Sa déclaration du 26 octobre 1939! Si le Seigneur avait rayé Lui-même la déclaration selon laquelle Il vint sur la Terre en provenance de la sphère divine avec une Mission, alors cela équivaudrait à une rétractation, oui, et même à une trahison de Sa Mission. Ainsi, Il aurait pu mystifier outrageusement tous ceux qui croyaient en Lui. Seul le pire de Ses adversaires pourrait attribuer une basse action de ce genre. Mais ceux qui dans les éditions parues après la mort du Seigneur ont rayé ou modifié les passages imprimés à partir de l’héritage du Seigneur pour le nouveau Message du Graal n’ont pas agi autrement. Ceux-là aussi se placent comme des traîtres à Sa Mission!

Pour une parfaite clarté, j’insiste sur le fait que je ne parle pas de fautes de phrases corrigées, d’améliorations stylistiques, de mots étrangers traduits et d’autres choses de petite importance, mais uniquement et exclusivement du fait que le Seigneur, dans les éditions d’après-guerre, n’est plus Celui qui fut promis par Jésus, le Fils de l’Homme envoyé par Dieu. Si vous déclarez que le Seigneur s’est pour ainsi dire Lui-même rayé pour le monde de demain, vous L’incriminez monstrueusement. Vous L’accusez ainsi de révocation, de présomption, de prétention, d’erreur, oui, et même de blasphème! Même le Message de Jésus ne fut jamais ainsi désavoué.

Déjà à Son époque, Frau Maria n’a plus cru à Sa Mission. De cela je peux témoigner. Au cours de ma présence à Kipsdorf le 6 décembre 1941, le jour de la mort du Seigneur, je me suis tenu la plupart du temps dans la salle de séjour. Environ 1-2 heures avant que le Seigneur ait abandonné Son corps terrestre, Frau Maria vint à moi. Elle se plaça devant moi et me demanda: «Pouvez-vous donc toujours croire qu’Il est le Fils de l’Homme? Je ne peux plus croire cela». Je répondis, complètement effrayé: «Mais, Frau Maria, d’où vous vient une telle idée?» Elle répondit: «Oui, parce qu’Il doit quand même tellement souffrir!» Là-dessus, je répliquai: «Mais, Frau Maria, pensez donc à Jésus qui a dû en supporter encore davantage. On l’a crucifié». Alors, elle se détourna de moi avec ces mots: «Sans doute avez-vous raison!», quitta la pièce et se rendit à nouveau dans la chambre mortuaire du seigneur. Cette déclaration, je la fais sous serment …

Le Seigneur dit dans les Résonances 1: «Alors, ils (les êtres humains) reconnaîtront déjà la richesse de Mon Message, auquel pas un mot ne sera changé, mais il est et demeure ainsi qu’il est donné par Moi à présent». Si le Seigneur avait donc, à l’encontre de ces Paroles le liant fortement, en vue d’une éventuelle nouvelle édition ultérieure (au cours des dernières années de Sa vie, pour des raisons politiques, une telle chose était complètement impensable), procéder sans relâche à un travail de fond modifiant le sens du Message et éloigné de toutes les déclarations révélant clairement toute Sa Personne et toute Sa Mission, alors Il n’aurait pas fait cela sans donner une explication à ce sujet, que ce soit dans un prologue, que ce soit dans un autre endroit du livre …

Dans la feuille Communication pour les porteurs de Croix allemands nu. 11 de février 1956, Monsieur le Docteur Walkhoff expliqua les modifications comme suit: «Il arriva seulement aux être humains que, en vue d’une meilleure capacité de réception, leur comportement actuel exige des modifications». Avec cette explication de sa part, l’Administration du Graal a souvent opéré, mais malheureusement elle contredit le Message. Le Seigneur a dit: «La Parole ne doit pas se régler d’après les êtres humains, mais tous les êtres humains d’après la Parole! Car la Parole EST, mais les êtres humains doivent seulement encore commencer à devenir». C’est là, ne le prenez pas mal de ma part, mystification d’imbéciles! Car, en effet, où le Seigneur a-t-Il, relativement à ceci, fait connaître Sa Volonté? Le Seigneur n’a laissé après Lui ni un testament ni un acte de dernière volonté ni une disposition concernant l’éventualité de Sa mort …

Je conteste avec grande insistance l’assertion selon laquelle le Seigneur aurait modifié le Message selon la forme existant actuellement et ait ainsi trahi Sa Mission. Et je conteste en outre l’assertion selon laquelle le Seigneur aurait laissé derrière Lui un manuscrit achevé expressément désigné par Lui comme bon à imprimer en vue d’une nouvelle édition du Message. Je conteste aussi l’assertion selon laquelle le Seigneur aurait laissé la clause écrite de ne publier à l’avenir le Message que selon ce manuscrit.

Cela consolide ainsi la certitude que le Message du Seigneur a été dépouillé après la guerre par des tiers, pour des raisons d’opportunités, de Son contenu le plus profond et le plus précieux»

(Hellmuth Müller).

Dans cette même page 5 de la feuille Communication de février 1956 à laquelle H. Müller fait référence dans sa lettre, le Docteur Walkhoff ajoute:

«Jusqu’à la fin de 1950, au demeurant, les deux (2) éditions furent vendues et, en des cas exceptionnels, aussi plus tard encore. Il sera réservé à une époque ultérieure de rendre à nouveau accessible à tous cette première version du Message. La Volonté du Seigneur est pour nous déterminante et, d’après Elle, dorénavant, sera uniquement transmise aux hommes l’édition remaniée par Lui»

(Docteur Walkhoff)

La phrase: Il sera réservé à une époque ultérieure de rendre à nouveau accessible à tous cette première version du Message, montre clairement qu’en 1956, le Mouvement International du Graal hésitait à reléguer définitivement aux oubliettes la Grande Édition 1931. Car si le Seigneur avait clairement décidé de rendre accessible seulement l’édition 1949/51 de Son Message, pourquoi alors l’Administration du Graal aurait-elle envisagé plus tard une rediffusion de la Grande Édition 1931?

Une telle possibilité n’est cependant plus envisageable depuis le départ de Irmingard Bernhardt - Irmgard Freyer, puisque, comme nous le verrons, sur la base du testament de Irmingard Bernhardt - Irmgard Freyer du 6 décembre 1985, seule la version remaniée-tronquée 1949/51 est maintenant considérée comme définitive par le Mouvement International du Graal - l’Église du Vomperberg, la Fondation du Graal (la Stiftung Gralsbotschaft) – l’Église de la Stiftung et tous les Mouvements nationaux comme la Fondation du Graal Canada - l’Église du Lac Simon, y compris L’Ordre du Graal sur Terre (L’Ordem do Graal na Terra) - l’Église du Brésil.

Monsieur Müller insiste sur le fait que «le Seigneur, dans les éditions d’après-guerre, n’est plus Celui qui fut promis par Jésus, le Fils de l’Homme envoyé par Dieu». C’est vrai, et l’Exposé Omnisagesse en est la preuve la plus flagrante! Dans ce seul Exposé, trois (3) fois le Nom de IMANUEL a été supprimé dans l’édition 1949/51 du Message du Graal de l’Église du Vomperberg! Trois (3) fois! Voici les trois (3) Passages amputés:

« Combien l’esprit humain se montre-t-il éloigné de vouloir accomplir son Ascension, lorsqu’il s’imagine qu’il lui est complètement égal d’avoir ou pas le Savoir de IMANUEL, puisque de Lui il ne Lui fut, jusqu’ici, encore jamais parlé. Et ils n’ont aucune autre raison de se fermer à la Révélation de Son Existence et de Sa Personne, lors de l’actuel Tournant Cosmique, avec leur habituelle rigidité, au lieu de Tout accueillir avec Joie et Gratitude! »

(Abdruschin, 2R3, Omnisagesse)

« … jusqu’à l’Existence de IMANUEL, dans lequel ce Tournant s’accomplit maintenant! »

(Abdruschin, 2R3, Omnisagesse)

« À cause de cela, vous devez, maintenant, savoir au sujet de IMANUEL; car ce Temps, pour vous, est là! »

(Abdruschin, 2R3, Omnisagesse)

Dans l’Exposé La Sainte Montagne, le paragraphe dans lequel ABDRUSCHIN dit qu’Il fait Un avec le Père a été supprimé!

« Car vous savez, en effet, Qui Je suis: la Toute-Sainte Volonté de Dieu le Père! Ici réside pourtant clairement l’Explication que Je viens du Père, que Je Le sers en exécutant, à partir de Sa Force Originelle et Sa Toute-Puissance et que Je suis en Lui et Lui en Moi! »

(Abdruschin, 2R Annexe, La Sainte Montagne)

Et ce n’est pas tout! Parmi les 15 Exposés supprimés, que l’on ne retrouve pas dans l’édition tronquée 1949/51 de l’Église du Vomperberg, il y a les titres Fils de Dieu et Fils de l’Homme (MG10) et Jésus et Imanuel (1R16).

Le Seigneur ne peut pas avoir rayé Son Nom à plusieurs endroits dans Son Oeuvre écrite, spécialement lorsqu’Il fait directement référence à Sa Véritable Identité, comme par exemple cette phrase de l’Exposé Le Christ a dit qui a été supprimée dans l’édition tronquée 1949/51 du Message du Graal:

« Moi, Imanuel, Je vous le dis aujourd’hui »

(Abdruschin, 1R19, Le Christ a dit)

Le Seigneur ne peut pas S’être ainsi Lui-même rayé de Ses Écrits, de Sa Parole: impossible! Car cela équivaudrait, comme Hellmuth Müller l’a écrit, à une rétractation, à une trahison de Sa Mission devant Son Père! Tout comme Maria, la Rose, une Partie de PARZIVAL, ne peut pas avoir tronqué Elle-même la Sainte Parole en ce sens! Maria Freyer-Bernhardt, oui! mais pas Maria, la Rose! Et tout comme Irmingard, le Lys Pur, une Partie de PARZIVAL, ne peut pas, Elle aussi, avoir tronqué la Sainte Parole en ce sens! Imrgard Freyer, oui! mais pas Irmingard, le Lys Pur! Nous reviendrons sur cette question dans les prochains chapitres.

Comment peut-on oser penser ne serait-ce qu’un millième de seconde que ABDRUSCHIN, le Fils du Saint-Esprit, une Partie de Parzival, ou Maria, la Rose, ou Irmingard, le Lys Pur, donc, en d’autre terme, que le TRIGONE SACRÉ Se serait Lui-même désavoué devant les hommes, sabordant par le fait même Sa Mission? JÉSUS, le Fils de Dieu ne l’a pas fait, ABDRUSCHIN, le Fils du Saint-Esprit, l’Autre Fils de Dieu, ne l’a pas fait non plus!

«Le Christ était la Parole Vivante. Je suis la Croix Vivante et le Glaive! Christ n’était pas Son Nom, Son Nom était Jésus. Il était un Christ, car christ signifie: qui montre le Chemin vers la Lumière. Je suis un Christ, mais J’apporte le Jugement!»

(Abdruschin)

Lui, Abdruschin, qui n’a jamais renié l’Œuvre théâtrale et romanesque de jeunesse de Oskar Ernst Bernhardt, pour quelle raison aurait-Il renié Son Œuvre Divine?

Il est vrai que lorsqu’un certain nombre d’exemplaires de la Grande Édition 1931 du Message du Graal furent transportés en 1937 de Suisse au Vomperberg, le Seigneur a demandé au responsable de l’envoi de retirer la page du Mot de la Fin qui précède l’Appendice - ce Mot de la Fin n’est ni un Exposé, ni un Appendice - et dans lequel Il faisait référence à IMANUEL, mais cette requête concernait un nombre limité d’exemplaires et pour un certain temps seulement. Les exemplaires en question avaient été réquisitionnés par Ses détracteurs, la Gestapo, la police secrète nazie, qui pourchassait tout ce qui pouvait s’apparenter à une secte. Jamais Abdruschin ne retira le Nom de IMANUEL des 91 exposés du Message du Graal comme cela a été fait dans l’édition tronquée 1949/51 de l’Église du Vomperberg. Voici le texte de cette directive, tel que cité par Herbert Vollmann dans son livre rouge:

«Je vous adresse encore une requête: avant d’expédier ces ouvrages, et ceci quelle que soit la langue dans laquelle ils sont imprimés, faites enlever la page qui précède l’appendice et fait référence à Imanuel!

C’est là quelque chose de très important. Le Message sera ainsi beaucoup plus facile à répandre. Il doit être considéré de façon plus objective; alors, même ses détracteurs ne pourront plus l’attaquer. Une indication aussi directe ne manquerait pas de faire naître une certaine opposition chez maint lecteur, parce que telle est la nature humaine. Si cette page ne figure plus dans le Message, il sera compris plus aisément, mais cela n’est valable que pour les ouvrages vendus maintenant, et non pour l’ensemble des réserves, étant donné que cette page pourra à nouveau y figurer plus tard»

(Abdruschin, cité par Herbert Vollmann dans son livre rouge, p.45)

Voici le Mot de la Fin en question:

«Maintenant, Abdruschin a terminé son Message à l’humanité. Après l’accomplissement, est présent en Lui le Fils de l’Homme envoyé par Dieu, Imanuel, que le Fils de Dieu Jésus Lui-même annonça à l’humanité pour le Jugement et la rédemption, après que d’anciens prophètes eurent déjà parlé de Sa venue. Il porte les signes de Sa haute Mission: la croix vivante de la Vérité, rayonnante en Lui, et la Colombe divine au-dessus de Lui, tels que le Fils de Dieu les a portés.

Humanité, réveille-toi du sommeil de ton esprit!»

(Abdruschin, Mot de la Fin de la Grande Édition 1931 du Message du Graal).

Bien que la directive devait être exécutée pour une partie des livres déjà édités, et pour un certain temps seulement, ce Mot de la Fin a été retiré définitivement par l’Église du Vomperberg - Mouvement International du Graal et l’Église de la Stiftung - Fondation du Message du Graal, dans les éditions tronquées posthumes qu’elles ont publiées, avec plusieurs autres références à IMANUEL contenues dans la Grande Édition 1931 complète et originale du Message du Graal.

Conséquence de cette traîtresse imposture, la Lumière a soutiré la Sainte Parole originale de 1931 des mains du Mouvement Internationale du Graal - l’Église du Vomperberg. Parce que la Grande Édition 1931, le Message Sacré du Graal avec Ses Résonances a volontairement été dépouillé d’importants Passages pour des raisons absolument inconcevables à nos yeux, c’est Monsieur Bernhardt des Éditions Bernhardt de Montreux, en Suisse, qui, depuis 1998, L’édite. Le fait ici qu’un homonyme de Oskar Ernst Bernhardt, un certain Bernhardt, puisse publier la Grande Édition 1931 du Message du Graal avec tous les Exposés des Résonances du Message du Graal est, sur le plan de la symbolique spirituelle, hautement significatif! C’est comme si le Seigneur avait Lui-même récupéré à nouveau Son Œuvre Originale, désavouant ainsi tous les mensonges de l’Église du Vomperberg au sujet de Sa Parole.

À la fin de sa lettre, Hellmuth Müller avait prévu que le contenu de celle-ci pourrait un jour être rendu public auprès des Adhérents du Message du Graal si des événements le justifiaient. Avec la publication des présents extraits, c’est la réalisation de cette importante et prévoyante disposition qui est mise en œuvre.

Pour connaître les Intentions du Seigneur au sujet de la Sainte Parole, nous n’avons qu’à nous imprégner de la Grande Édition 1931 ainsi que de ses Résonances, parce que tout ce que nous devons savoir à ce sujet a été écrit.

À chacun d’en faire la preuve par et pour lui-même! Je ne fais qu’ouvrir le chemin