Le virus de Baal

par HUGO SAINT-HILAIRE

Jésus de Nazareth et Oskar Ernst Bernhardt,
de simples êtres humains?

Dans l’Introduction, tout est là! Comment peut-on douter une seconde qu’Oskar Ernst Bernhardt n’était pas un Fils de Dieu? L’Exposé Et cela s’accomplit dans la Grande Édition 1931 du Message du Graal, Exposé qui a été écrit de la main même d’Abdruschin et qui donne la preuve de Son origine divine insubstantielle(1), a été supprimé au complet dans le message de Baal(2), c’est-à-dire dans l’édition 1949/51 et les suivantes du Message du Graal publié aux éditions Maria Bernhardt du Mouvement International du Graal: soit le Message du Graal Original 1931 tronqué, déformé et falsifié par les proches du Seigneur: le quatuor complice: Maria Freyer-Bernhardt(3), Irmgard Freyer, Alexander Freyer et Herbert Vollmann!

1. Dieu le Père et Ses deux Fils, Jésus et Imanuel, est (sont)inessentiel, insubstantiel. Tout le reste est «essentiel», «substantiel», est dépendant de Lui, même la sphère divine d’où origine Lucifer et les archanges. Voir MG 1931, Exposé 52,« Évolution de la création»; voir aussi Résonances 1, Exposé 60, «Inessentiel». Comme nous le verrons plus loin, toutes les phrases de l’Exposé 60 qui proclament cette Vérité, ont été supprimées par l’église du Vomperberg.

2. Dans les langues sémites qui sont originaires du Proche-Orient (Assyro-Babyloniens, Hébreux, Phéniciens, Cananéens, Arabes, Philistins), Baal signifie «maître, seigneur» et s’appliquait par excellence à Hadad, le dieu de l’orage, dont le culte tendit à englober celui des dieux locaux. Dans la Bible, Baal, dieu des Cananéens auquel les Hébreux ont été fidèles un temps, est le symbole de l’idolâtrie et des abominations reprochées aux paîens; il désigne tous les faux dieux. Le pays de Canaan qui s’étendait du sud de la Phénicie (Tyr et Sidon au Liban) au désert du Negeb, est la «terre promise» des Hébreux (Israélites) où Abraham établit sa famille et où vécurent Isaac et Jacob. Baal Zebul, «Baal, le Prince», c’est Lucifer, le guide des troupes d’élites infidèles à Dieu. Sur terre, les prêtres de Baal, des êtres humains déchus, déclarèrent que Baal était identique au Dieu Unique. Son culte, qui encourageait les mariages mixtes ainsi que les pratiques idolâtres, apporta la confusion dans la croyance au Dieu Unique des Hébreux (le peuple juif) par le mensonge que les prêtresses et les prêtres de Baal érigèrent en lois. Vers 850 av. J.-C., sous le règne du roi Achab, Élie, le Héros du Très-Haut, se mesura aux prêtres de Baal et en fit tuer 450, prélude d’une guerre purificatrice qui dura des années. Élisée, le successeur d’Élie, termina ce travail de nettoyage. Sans cette intervention guerrière radicale, l’incarnation du Fils de Dieu Jésus chez les Juifs eut été chose impossible, puisque seule l’aspiration d’un peuple à la Vérité permet l’incarnation d’un Envoyé de Dieu sur terre. Sur le plan de la symbolique, Baal qui est Satan (mot qui vient de l’hébreu et qui signifie « ennemi de Dieu »), était représenté par un bouc (le mâle de la chèvre). Sans faire explicitement allusion à Baal, ce n’est donc pas sans raison que le Fils de Dieu Jésus parlait à l’époque, de la Sainte Parole qui sépare les boucs des brebis (les moutons femelles); les boucs qui dégagent une puanteur tellement repoussante que les bergers devaient les maintenir à l’écart du troupeau de brebis afin de ne pas les contaminer.Donc, sur le plan historique, le mot Baal a signifié « maître, seigneur » et, comme tel, n'était pas le nom d'un dieu, en l'occurence ici le nom du dieu de l'orage, mais un qualificatif qu'on lui apposait pour en marquer l'importance. Selon la maturité spirituelle du temps, Baal, donc le mot« seigneur », a été associé au dieu considéré comme étant le plus élevé, le plus important : Hadad, le dieu de l'orage et des éclairs (Thor, le dieu du tonnerre des ger-maniques). Les Hébreux qui furent initié au vrai Dieu, le Seul, l'Unique (Dieu le Père), réalisèrent en fait que le seul Baal, le seul Seigneur, était le Dieu Unique et non pas un des dieux qu'ils avaient adoré jusque là; dorénavant, ils devaient donc associer le mot Seigneur (avec le S majuscule) au DIEU VÉRITABLE. Pour les Hébreux le nom de seigneur ne devait donc plus être utilisé pour le dieu de l'orage mais seulement pour le vrai Dieu, le « Seigneur Dieu »;les autres dieux comme Hadad furent donc relégués dans la catégorie des dieux qui étaient adorés par les « païens », ceux qui ne croyaient pas au DIEU Unique.Pour les Hébreux, ce n'était plus le seigneur Hadad, mais le Seigneur Dieu. Dans son combat contre la Lumière, Lucifer se révéla alors aux êtres humains par l'intermédiaire de ses hommes de mains, des êtres humains voués à son service qui, bientôt, furent identifiés comme étant les prêtres de Baal Zebul, ce qui signifie Baal le Prince (le seigneur, le Prince). En fait, c'était Lucifer qui se présentait sous la nouvelle identité de Baal Zebul (Baal le Prince étant Baal Lucifer). L'intervention de Lucifer, donc de ce Baal, fut, comme toujours, de semer le doute dans le coeur et la tête des êtres humains en accaparant pour lui-même et en s'octroyant le nom de Seigneur (Baal), en l'associant donc à sa personne pour se substituer ainsi à DIEU, le Très-Haut. Ce faisant, après avoir gagné la confiance des êtres humains en réussissant à intervertir les lumières, cette légitimité lui permit d'ériger son nouveau culte et de se faire facilement des fidèles qu'il orienta vers les ténèbres, c'est-à-dire vers le non respect des Lois de DIEU. C'est alors que la Lumière envoya Élie et Élisée afin qu'ils rétablissent la Vérité et éliminent les satans, c'est-à-dire les ennemis de DIEU.

3. «Suite à son accident du 15 septembre 1953 dont elle ne s’est jamais remise – elle fit une chute dans la Maison du Graal et se cassa le col du fémur –, Maria Freyer transmit à Alexander la direction officielle du Graal sur Terre en avril 1954, soit un (1) an et huit (8) mois avant son décès. En allemand, fémur s’écrit Schenkelknochen, c’est l’os de la cuisse dont la notion signifie Don de Dieu» (Imposture, Chapitre 11, «L’Ordem du Brésil»).

Ainsi, comme le Fils de Dieu Jésus a affirmé Sa Divinité devant l’humanité, Abdruschin a-t-Il aussi proclamé Son Origine Divine insubstantielle devant les hommes, et non seulement en Parole, mais par écrit! Entre autre dans cet Exposé Et cela s’accomplit. Et, comme Jésus, Il n’avait pas de carte d’identité pour prouver qui Il était vraiment. Les esprits éveillés devaient Le reconnaître! Point!

Parzival et le Graal de Wagner
Parzival et le Graal de Wagner

Alors, comment concevoir par exemple que Roselis von Sass de L’Ordem du Brésil à qui Abdruschin/Imanuel avait écrit le 19 août 1935 qu’ «Ismaël (Jean-Baptiste) s’approchera des êtres humains à travers vous, à condition que vous aspiriez dans l’humilité au grand accomplissement», comment concevoir que cette femme ait écrit à propos d’Abdruschin qu’Il était un simple esprit humain ayant servi d’instrument à Imanuel? Qu’Il était un «esprit humain élu pour servir d’instrument sur la terre à Imanuel, le Fils de l’Homme»(4)? Seul les serviteurs de Baal Zebul, donc de Lucifer, le Prince Baal, peuvent oser s’en prendre directement à l’Identité Divine du Seigneur pour Le diminuer devant les hommes!

4. R. VON SASS, Le Jugement dernier sur la terre, p. 248.

Jésus et la dernière Cène
Jésus et la dernière Cène

Et non seulement dit-elle cela pour Abdruschin, mais elle dit exactement la même chose pour Jésus: «l’esprit humain de Jésus, l’instrument de Jésus, le Fils de Dieu, le Messager de l’Amour Divin»(5) . Ainsi donc, le Jésus historique aurait été un esprit humain ayant servi d’instrument au véritable Jésus! Et Jésus, se serait même incarné au moins deux fois. Ce n’est pas le Fils de Dieu Lui-même, une Partie de Dieu le Père, qui se serait incarné sur terre à l’époque de Ponce Pilate. Selon ces dires, le noyau de l’homme Jésus n’était pas d’origine divine insubstantielle, mais d’origine spirituelle. Jésus se serait manifesté aux hommes par irradiations à travers un esprit humain qui Lui aurait servi d’instrument! Tout ceci n’est que mensonge et perfidie(6)

5. R. VON SASS, Le Jugement dernier sur la terre, p. 248.

6. Perfide: qui cache un désir de nuire.

«Le Christ vint, en tant que Fils de Dieu, du Divin-inessentiel; Il portait le Divin en Lui, de par Son Origine. Mais Il Lui aurait été impossible de transmettre ce Divin-Vivant à un autre être humain, qui ne peut tirer son origine que du spirituel-essentiel. Par conséquent, il ne pouvait non plus mandater personne pour accomplir des Actes qui reviennent uniquement au Divin, comme par exemple le pardon des péchés. Celui-ci ne peut se produire que dans l’achèvement des fondements de la Volonté Divine, qui reposent dans la création, c’est-à-dire des fonctions de réciprocité s’équilibrant d’elles-mêmes, et dans lesquelles l’immodifiable Justice du Créateur, insaisissable dans Sa Perfection pour l’esprit humain, vit de façon auto-active.

… Une délégation qui, par exemple, appartient à la fonction d’un gouverneur, ne pourrait automatiquement incomber qu’à une personne de même origine. Chacun peut facilement comprendre cela, parce qu’un délégué doit posséder toutes les capacités du délégataire, afin de pouvoir agir à sa place, dans une activité ou une fonction. Un délégué de Dieu devait donc venir directement du Divin-inessentiel, comme ce fut le cas pour le Christ.»(7)

7. MG 1931, Exposé 53, Je suis le Seigneur, ton Dieu!

«De cette présomption(8) réellement puérile(9), née de l’ignorance, surgit, en effet, aussi la tendance de têtes soi-disant avisées à vouloir absolument présenter le Fils de Dieu, Jésus de Nazareth, comme un esprit humain évoluant vers le Haut à partir de la condition de l’humanité»(10)». De qui est cette phrase? De Abdruschin. Cette idée de vouloir absolument faire de Jésus un être humain n’est pas nouvelle. Depuis 2000 ans, on la retrouve à toutes les époques. Comme encore de nos jours (par exemple, avec Roselis von Sass), toutes sortes de gourous et de pseudo chefs spirituels on mit de l’avant cette idée: depuis toujours, c’est une façon pour les êtres humains imbus d’eux-mêmes de se donner une importance qu’ils n’ont pas dans la création; tout comme à l’opposé d’ailleurs, le fait de dire que nous, êtres humains, portons la divinité en nous. Dans la première sentence, nous rabaissons le Fils de Dieu à notre niveau alors que dans la seconde, nous osons nous élever à la hauteur du Créateur. Dans un cas comme dans l’autre, nous avons ici l’illustration parfaite de la bêtise humaine.

8. Présomption: opinion trop avantageuse de soi-même; suffisance, prétention.

9. Puéril: qui manque de sérieux.

10. RQ. Les parenthèses sont de nous.

Proclamer ce que von Sass a écrit au sujet de Jésus et d’Abdruschin, c’est ravaler les deux Fils de Dieu au niveau de simples prophètes! Ce qui n’est pas le cas! D’ailleurs, voyez ce que Abdruschin a écrit dans l’Exposé Inessentialité au sujet de Jésus: «Le noyau du Fils de Dieu est lui-même une Partie de l’Inessentialité»(11); puis encore:

11. Résonances 1, Exposé 60, Inessentialité.

«Le Fils de Dieu vint du Divin-inessentiel (ou Divin-insubstantiel), passa rapidement du spirituel-essentiel à la matière fine jusqu’à Son incarnation dans le monde de matière dense. C’est pourquoi Il doit être nommé avec raison la Partie de Dieu ou Fils de Dieu devenu Homme.(12)

12. MG 1931, Exposé 48, Événement cosmique. Les parenthèses sont de nous.

Ces deux dernières citations viennent contredire l’explication de von Sass qui affirme que le noyau de Jésus est d’origine spirituelle. Puis ailleurs encore: «... Dieu (insubstantiel) sépara, dans Son Amour, par un acte de Volonté, une fraction (insubstantielle) de Lui-même et l’incarna dans la chair et le sang, dans un corps humain de sexe masculin: Jésus de Nazareth...»(13)Et encore:

13. MG 1931, Exposé 11, Dieu. Les parenthèses sont de nous.

«Le Fils de Dieu (Jésus) vint du Divin-inessentiel comme étant une de ses parties où il devait rentrer plus tard, une fois Sa Mission de secours remplie en vue de Sa réunification avec le Père.

Le Fils de l’Homme (Parzival) provient également du Divin-inessentiel (insubstantiel), donc directement de Dieu(14). Par une liaison avec le spirituel-essentiel (spirituel-substantiel) conscient, il en advint une séparation voulue, mais permettant toutefois une liaison directe avec le Divin-inessentiel, afin de pouvoir demeurer éternellement médiateur entre Dieu et Son Oeuvre.

Après que Lucifer, qui venait du Divin-essentiel (substantiel), eut failli dans sa mission, il dut en être envoyé un autre (Oskar Ernst Bernhardt/Abdruschin), plus fort que lui afin de l’enchaîner et de secourir la création. C’est pourquoi le Fils de l’Homme (Abdruschin), étant destiné à cela, est issu du Divin-inessentiel.»(15)

14. «Tel est donc Parzival! Le Premier dans la Création! Il porte en Lui un noyau inessentiel (insubstantiel) issu de Dieu, est relié avec Imanuel et le demeurera aussi pour toute l’éternité, parce que Celui-ci agit à partir de Lui et régit ainsi les Créations» (Résonances 2, Les plans spirituels II).

15. MG 1931, Exposé 52, Évolution de la création. Les parenthèses sont de nous.

S’il est dit qu’avant de poursuivre notre ascension vers le Paradis, nous devrons tous, sans exception, rencontrer «l’esprit» du Christ Jésus cela ne veut pas dire pour autant que Jésus est un esprit humain, puisqu’Il n’est pas d’origine spirituelle, qu’Il n’origine pas du Paradis des esprits humains. Jésus a un «Esprit Divin-inessentiel»(16), c’est-à-dire que Son noyau Divin-inessentiel a pris une forme spirituelle, une enveloppe, dans le Royaume Pur-spirituel – ou Spirituel-originel – par la Volonté divine qui est Esprit(17). Jésus a pris une enveloppe dans le Pur-spirituel, le noyau Divin-insubstantiel de Jésus s’est enveloppé d’un corps Pur-spirituel. Il n’est donc pas cette enveloppe, comme certains se complaisent à le croire.

16. MG 1931, Exposé 48, Événements cosmiques.

17. «Son passage hâtif à travers le spirituel-essentiel en lequel l’esprit humain a alors son origine, de même qu’à travers toutes les parties suivantes de la matière fine de la création, ne lui permit pas d’y prendre pied assez solidement pour que Son Esprit Divin-inessentiel put prendre de fortes enveloppes protectrices de ces différents genres; ces enveloppes qui doivent servir d’armure demeurèrent minces» (MG 1931, Exposé 48, Événements cosmiques).

Une enveloppe, un corps, peu importe sa sphère d’origine dans la création, n’est qu’une enveloppe et celle-ci, en toute logique, ne vit pas par elle-même, n’a pas de vie en soi, elle doit être animée par quelque chose, un noyau. Le mot le dit: envelopper. Même Parzival au sommet de la Création possède une Enveloppe:

17. «Tel est donc Parzival! Le Premier dans la Création! Il porte en Lui un noyau inessentiel (insubstantiel) issu de Dieu, est relié avec Imanuel et le demeurera aussi pour toute l’éternité, parce que Celui-ci agit à partir de Lui et régit ainsi les Créations» (Résonances 2, Les plans spirituels II).

«Cette petite Partie, qui fut extraite de la Volonté Créatrice de Dieu, Imanuel, afin que, grâce à Son Rayonnement la Création puisse se former et aussi se maintenir, cette petite Partie c’est Parzival!

Son Noyau inessentiel (insubstantiel) issu d’Imanuel reçut une Forme grâce à la Reine Originelle Élisabeth, donc une enveloppe qui Lui servit d’ancre, afin de pouvoir demeurer à l’extérieur de la sphère Divine! Et cette Enveloppe, cette Forme, est le Réceptacle Sacré en lequel est ancré Imanuel et à partir duquel Il agit.

Avec cette Forme, avec cette Enveloppe, la petite Partie d’Imanuel (Parzival), devint aussi Personnelle, mais Elle demeure indissociablement reliée avec Imanuel, et ainsi de même, étroitement reliée avec Dieu le Père, que, en tant que Partie d’Imanuel, Elle peut aussi nommer Père, et Elle peut Se désigner comme Fils de Dieu; car Parzival et Imanuel sont Un, comme Imanuel est Un avec Dieu le Père.»(18)

18. Résonances 2, Exposé 12, Les plans spirituels III. Les parenthèses sont de nous.

Une enveloppe ou un corps sert de véhicule. Nous avons un corps, nous ne sommes pas notre corps. La preuve en est que lorsque nous mourons, nous abandonnons ce corps qui alors devient inerte et se décompose, sinon, lorsque nous quittons la terre, ce corps continuerait à vivre par lui-même, ce qui n’est pas le cas. Ce serait contraire aux lois de la nature.

«Naturellement, pas seulement les corps terrestres, mais toutes les enveloppes dans la Création, qui sont, en effet, toujours uniquement, en premier lieu, données en partage pour le soutien de l’évolution du Noyau spirituel ou essentiel (du Cercle de l’Essentialité), et qui, en tant que tel, doivent également toujours être considérées dans la Pureté.»(19)

19. Résonances 2, Exposé 15, Les plans spirituels V. Les parenthèses sont de nous.

«Au cours de son élévation vers le Haut, l’être humain dépose peu à peu toutes les enveloppes qui le couvrent encore, jusqu’à ce que finalement, il ne conserve plus que le corps de l’esprit, avec une enveloppe spirituelle, et ainsi, en tant qu’esprit dépourvu d’enveloppe de genre différent, il pénètre alors dans le Royaume de l’Esprit.»(20)

20. Résonances 2, Exposé 34, Âme.

Tout comme notre noyau spirituel a pris un corps physique pour naître sur terre, de la même manière le noyau Divin-insubstantiel de Jésus – et de Parzival – est né dans le Pur-spirituel en prenant un corps pur-spirituel. Et il en fut de même pour l’Esprit de Vérité Abdruschin:

«En Abdruschin, Parzival fut, en Son temps, pour la première et la deuxième fois sur la terre …»(21)

21. Résonances 2, Exposé 12, Les plans spirituels III.

«Courant de la Force-Originelle, Imanuel a rayonné vers le bas, dans lequel a flamboyé Parzival, qui est la Vie issue de Lui. Plus loin a agit l’éternel Rayon de Flammes du Seigneur, plus loin a flué la Force en une Bienheureuse Offrande. Abdruschin est descendu sur la terre … la Flamme Abdruschin, qui était Parzival sur terre …»(22)

22. Appels de la Création Originelle, Verlag Der Ruf, 1934.

«L’Esprit puissant du Fils de l’Homme se rapprochait de plus en plus du globe terrestre. La lumière se propageait sur les lieux de la terre où Il prenait pied. Couche après couche, de matière de densité fine, entouraient la forme lumineuse de Parzival (Abdruschin). De vigoureux combattants étaient à Ses côtés et, enveloppe après enveloppe, se refermaient autour du noyau lumineux s’approchant toujours plus de la terre.»(23)

23. IRÈNE MANZ (celle qui fut Marie-Madeleine, ou Marie de Magdala, à l’époque de Jésus), Témoignage de l’Événement de Lumière, publié dans Le temps passé se réveille, vol. 2, Verlag Der Ruf, München (Munich), 1930/31. Ce récit raconte les expériences spirituelles d’Irène Manz – épouse d’August Manz, le Porte-Parole d’Imanuel, et qui a failli – spirituellement en liaison avec Ismanïela, la partie féminine d’Ismaël / Jean-Baptiste, et spécialement Appelée par Abdruschin le 30 mai 1929, pour contempler les Événements de Lumière.

Les négateurs de la Grande Édition 1931
du Message du Graal

Couverture du Message du Graal 1931
Couverture
de la Grande édition 1931
du Message du Graal

Et la Sainte Parole de Dieu est aussi Esprit puisqu’Elle fait Un avec Jésus et Abdruschin et que, comme Eux, Elle a pris forme dans la création. Sur terre, l’Esprit de la Parole de Dieu est la Grande Édition 1931 du Message du Graal, l’Authentique Parole Insubstantielle et Inaltérable de Dieu le Père. Ne pas se rallier à la Pure Parole du Fils de Dieu fait Homme et du Fils de l’Homme n’est qu’illusion funeste! Tous les êtres humains qui
veulent être sauvés doivent obligatoirement passer
par la Vérité Totale, donc rencontrer l’Esprit de Jésus
pour franchir le Portail de la Rédemption!

«Mais vous, qui avez été autorisés à connaître ma Parole qui vient de l’Inessentialité [...]», nous dit Abdruschin en parlant de Lui-même et de la Sainte Parole qui fait Un avec Lui. Or, pour que Sa Parole puisse venir de l’inessentialité, de la divinité insubstantielle, il faut que le Messager Lui-même soit originaire de Dieu inessentiel, donc qu’Il soit une Partie de Dieu! Ces deux derniers passages en caractères gras cités plus haut ont été supprimés par l’église du Vomperberg dans le faux message tronqué 1949/51 et les subséquents, les messages de Baal. Donc, selon la Sainte Parole, tout comme Jésus:

«Le Fils de l’Homme est Lui aussi un Envoyé de Dieu issu du Divin-inessentiel. Mais avant Sa Mission dans le monde de matière dense, il fut incarné dans le Pur-spirituel-essentiel éternel (le Spirituel-originel), donc étroitement lié au genre d’être spirituel dont le grain de semence de l’esprit humain provient! C’est ainsi que le noyau Divin-inessentiel de ce second Envoyé s’approche davantage de l’esprit humain, dans son origine ...»(24)

24. MG 1931, Exposé 48, Événements cosmiques. Les parenthèses sont de nous.

Le noyau d’Abdruschin est donc inessentiel, insubstantiel: «Ainsi le noyau Divin-inessentiel de ce second Envoyé ...»:

«Le noyau Divin-inessentiel du deuxième Envoyé de Dieu (Abdruschin) descendit alors dans cet Idéal spirituel-essentiel de la Féminité qui se chargea de l’élever en tant que Mère spirituelle-essentielle dans l’éternel Royaume de Dieu le Père, avec le Château-Fort du Graal comme patrie de Sa jeunesse spirituelle. C’est à partir de là seulement que s’ensuivit alors Son envoi dans le monde de matière dense à une époque où il Lui est permis de pouvoir être à l’heure voulue sur le champs de bataille ...

Étant donné que, contrairement au Fils de Dieu, Il passa Sa jeunesse spirituelle dans le spirituel-essentiel, donc à l’origine et point de départ de l’esprit humain, Il s’enracine non seulement dans le Divin-inessentiel, mais (à cause de cela) encore solidement dans le spirituel-essentiel; par cela Son genre se rapproche davantage de l’humanité et il est par la double union de Son origine et de Sa jeunesse, véritablement Homme-Dieu. Il descend du Divin-inessentiel et aussi du Pur-spirituel-essentiel (Spirituel-originel), Commencement-Originel de l’humanité.

Pour cette raison, Il est, à la différence du Pur Fils de Dieu, nommé le Fils de l’Homme, auquel le chemin vers le Divin-inessentiel est ouvert du fait de Son origine. C’est pourquoi Il porte en Lui la Force Divine et la Puissance et qu’Il se dresse bien équipé en face de l’humanité entière, prêt aussi à la lutte contre Lucifer»(25).

25. MG 1931, Exposé 48, Événements cosmiques. Les parenthèses sont de nous.

Si Roselis von Sass a rabaissé l’origine divine inessentielle, insubstantielle des Envoyés Divins sur terre à une simple origine spirituelle, c’est donc dire qu’elle a lamentablement failli. De la façon la plus abjecte et la plus dégradante, elle a vendu son âme à Lucifer. C’est constater qu’elle a vite cessé d’aspirer «dans l’humilité au grand accomplissement» dont Abdruschin – qui signe Imanuel – lui a fait part dans Sa lettre. Dans les faits, Roselis von Sass a renié Imanuel, parce que, comme Maria Freyer-Bernhardt qui a douté en 1941 qu’Abdruschin était le Fils de l’Homme lorsqu’Il agonisait, elle a aussi douté de l’origine divine d’Abdruschin. Roselis von Sass a adhéré au message de Baal de Maria Freyer-Bernhardt qui a complètement rayé dans son faux message tronqué 1949/51, tous les passages où le Seigneur affirme Sa Divinité, ainsi que les passages reliés aux 144 000 Appelés(26) qui, presque tous, avaient alors faillis. Et tout comme Maria Freyer-Bernhardt, Roselis von Sass a entretenu sa façade de fidélité à Imanuel en demandant à tous ses adeptes de reconnaître – et c’est là le paradoxe mystificateur – que l’auteur du faux message tronqué 1949/51 en trois tomes plus le livre Exhortations est le Fils de l’Homme! Ainsi, à ses yeux, Abdruschin serait bien le Fils de l’Homme, mais Il ne serait pas un Fils de Dieu ! Subtile, très subtile, subtilement luciférien.

26. Par exemple, dans Résonances 1, douze (12) paragraphes concernant directement les Appelés ont été supprimés dans l’Exposé 46, Le guide spirituel de l’être humain.

Abdruschin savait que Son Message serait un jour falsifié. Dans le message de Baal, le passage où Il l’affirme a tout simplement été supprimé:

«Je ne vous parle pas seulement, mais Je consigne tout par écrit, afin que plus jamais la déformation de la Sainte Parole ne puisse survenir à nouveau de façon aussi dévastatrice comme cela s’est produit jadis avec les Paroles de Jésus.»(27)

27. Résonances 2, Exposé 13, Les plans spirituels IV.

Comme l’a écrit le Disciple Hellmuth Müller à Irmgard Freyer le 6 mars 1976: «Le Seigneur, dans les éditions d’après-guerre (dans le message de Baal), n’est plus Celui qui fut promis par Jésus, le Fils de l’Homme envoyé par Dieu». En effet, dans Jean 14,16 Jésus annonce la venue d’un autre Paraclet comme Lui; au verset 17, Jésus nous apprend que cet autre Paraclet est l’Esprit de Vérité. Un peu plus loin, dans le chapitre du Discours d’adieu (d’à Dieu)(28), au verset 26, le Fils de Dieu nous dit que cet Autre Paraclet est le Saint-Esprit, qu’Il l’enverra et que Celui-ci nous enseignera à nouveau tout ce qu’Il a Lui-même enseigné.(29)

28. Jean 13,33 à 14,31.

29. Voir 3e Règne, chapitre 18, Le retour de Jésus.

Or, dans les trois tomes plus Exhortations du message de Baal, Abdruschin n’est plus le Fils du Saint-Esprit, tous les passages dans lesquels Abdruschin affirme, personnellement, qu’Il est un Fils de Dieu, ont été supprimés! Et, comme cela est clairement exposé dans le livre Histoire d’une imposture dévoilée, l’Exposé Omnisagesse(30) en est une preuve flagrante: «Dans ce seul Exposé, trois fois le Nom de Imanuel a été supprimé dans l’édition 1949/51 du Message du Graal de l’église du Vomperberg! Trois fois! La Lumière a tout simplement été retirée de cet Exposé de la Parole de Dieu! Trois fois! Or, le chiffre trois – 3 – est celui de la Lumière!»(31)

30. Résonances 2, Exposé 3, Omnisagesse.

31. Imposture, Chapitre 4, La lettre du disciple Hellmuth Müller à Irm(in)gard.

Dans l’Exposé La Sainte Montagne, le paragraphe dans lequel Abdruschin dit qu’Il fait Un avec le Père a été supprimé:

«Car vous savez, en effet, qui Je suis: la Toute-Sainte Volonté de Dieu le Père! Ici réside pourtant l’explication que Je viens du Père, que Je Le sers en exécutant, à partir de Sa Force originelle et Sa Toute-Puissance et que Je suis en Lui et Lui en Moi!»(32)

32. Résonances 2, Annexe.

Et ce n’est pas tout! Parmi les quatorze (14) Exposés supprimés dans l’Oeuvre Complète – c’est-à-dire la Grande Édition 1931 du Message du Graal, les Résonances 1 du Message du Graal ainsi que les Textes polycopiés qui après le décès d’Abdruschin furent réunis pour former les Résonances 2 du Message du Graal –, il y a les Exposés «Fils de Dieu et Fils de l’Homme» et «Jésus et Imanuel». C’est tout dire! Voyez encore cette phrase qui a été supprimée dans l’Exposé «Le Christ a dit»: «Moi, Imanuel, Je vous le dis aujourd’hui»(33).

33. Résonances 1, Exposé 19, Le Christ a dit.

Que faut-il de plus pour nous ouvrir les yeux? Ceux, parmi les Appelés survivants de l’époque du Seigneur et parmi les Appelés faillis réincarnés après 1941, qui sont incapables de prendre position devant de tels faits, ne doivent-ils pas être considérés comme voués aux ténèbres et spirituellement morts?(34)

34. Bien entendu, Seule la Volonté de Dieu peut déterminer si ces individus sont voués aux ténèbres et à la mort spirituelle. «La justice de l’être humain condamne et anéantit. (Parce qu’Elle est Amour) la Justice du Seigneur veut l’expiation» (Appels de la Création Originelle. Les parenthèses sont de nous)... tant que cela demeure encore possible en regard des Lois de la Création … en cette époque du Jugement dernier ...

Appelée comme disciple par Abdruschin, Roselis von Sass a fondé son propre mouvement du Graal, sa propre église au Brésil – l’Ordem do Graal na Terra ou L’Ordre «Le Graal» sur Terre(35) – et s’est elle-même proclamée apôtre(36)! Il faut vraiment vouloir être aveugle et ignorant pour faire confiance à de tels faussaires et imposteurs, même malgré toutes leurs lettres de noblesse passées.

35. Voir Imposture, Chapitre 11, L’Ordem du Brésil.

36. Roselis von Sass fut Appelée comme Disciple (deuxième appel) par Abdruschin le 29 décembre 1934. Un troisième Appel signifiait que le Seigneur appelait l’individu comme Apôtre. Or, Roselis von Sass ne reçut jamais ce troisième Appel d’Abdruschin, c’est elle-même qui s’auto-proclama apôtre et qui, dans le cadre de son église du Brésil, et comme l’église du Vomperberg l’avait fait, voulu remettre sur pied L’Ordre «Le Graal» d’Abdruschin que le Seigneur avait Lui-même aboli.

Dans le cas de Roselis von Sass, comme dans celui des complices du Vomperberg et de beaucoup d’autres, le passé de fidélité à la Lumière n’a pas été garant de l’avenir: comme quoi la confiance aveugle – comme le Seigneur nous l’a enseigné – n’a pas sa place lorsqu’il est question de la Vérité et nous conduit directement dans le marécage de la confusion et de l’illusion. La foi aveugle – la paresse spirituelle – n’est pas un sauf-conduit pour le Paradis.