Abdruschin et Oskar Ernst Bernhardt

par HUGO SAINT-HILAIRE


Oskar Ernst Bernhardt était le Fils du Saint-Esprit, c’est-à-dire Abdruschin:

Abdruschin
Abdruschin

C’est ainsi que vint, sous l’apparence d’un Prince des plus puissants peuples voisins des Égyptiens, l’Envoyé de Dieu sur terre pour le Jugement divin. Comme Prince des Arabes il portait le nom d’Abdruschin, ayant le sens synonyme de Fils du Saint-Esprit.(1)

1.ABDRUSCHIN, MG 1931, Exposé 91, Et cela s’accomplit. Rappelons encore que cet Exposé, le dernier de MG 1931, a été supprimé par l’église du Vomperberg.

Avant toute chose, vous ne devez pas penser l’expression Fils de manière humaine, pas comme l’est un fils dans une famille humaine. Fils, signifie pour le Divin, une Partie du Père agissant, en particulier, pour Elle-même. Fils et Père sont parfaitement Un et à jamais inséparables! […]

Ce que fait le Fils-Dieu, Il le fait à partir du Père, dans le Père, pour le Père! Sans le Père, Il ne serait rien; car Il est une Partie du Père et le Père Lui-même est en Lui et agit en Lui.

Ici, nous pouvons peut-être de nouveau nous rapprocher davantage de la compréhension terrestre, si vous vous représentez ceci: le Père agit non pas à partir du Fils, donc pas à travers Lui, mais en Lui. Là réside ce qui, pour le concept humain, est un Mystère et, sans doute, et malgré toute ma peine, demeurera aussi toujours un Mystère; car il n’est pas possible de le décrire avec des mots terrestres.

Ce qui est pour Dieu ne peut jamais être pour l’être humain. Le fils dans une famille humaine existe pour lui-même et le père existe pour lui-même, ils sont et demeurent deux, ils peuvent tout au plus, dans l’activité, devenir unitaire, mais jamais un. Pour l’expression Fils-Dieu, c’est différent! Précisément le contraire! Dieu le Père et Dieu le Fils sont Un et ne peuvent être considérés comme deux que dans l’Activité.(2)

2. Résonances 2, Exposé 12, Les plans spirituels III.

Avant même qu’Il ne prenne possession de Sa Mission en reprenant consciemment le Nom de Sa première vie terrestre(3), Oskar Ernst Bernhardt était le Fils du Saint-Esprit: c’est pour cette raison qu’Il a pris le Nom de Abdruschin, c’est parce qu’Il était véritablement le Fils du Saint-Esprit et ce … depuis Sa naissance: «Comme autrefois(4), Abdruschin porte actuellement en lui la Volonté divine d’où partent les lois de la Création, parce qu’il est la Volonté divine devenue homme»(5); «Car une Partie de la Volonté de Dieu a été incarnée sur la Terre!».(6)

3. Le 18 avril 1923 (le 18 avril est la fête de la Saint-Parfait!), Vendredi Saint et jour de Son 48e anniversaire de naissance, Jésus retire le bandeau à Oskar Ernst Bernhardt et lui transmet Sa Mission.

4. Comme autrefois pour l’enfant Omaram: «Il était une fois un Prince appelé Ara-Masdah et une Princesse appelée Dijanitra, qui vivaient dans un palais persan avec leur petit garçon Omaram […] La Princesse Dijanitra eut des visions et alors elle comprit tout. (Dans sa vision) un vieillard s’approcha d’elle […]et lui répéta avec une patience et une bonté infinies le Mystère Divin de l’Incarnation d’une Partie du Dieu éternel […]» (Document La vie de Abdruschin sur terre. Les parenthèses et le souligné sont de nous). Il n’est donc pas question ici de l’incarnation d’un esprit primordial du Pur-spirituel (Spirituel-originel) ou de celle d’un esprit humain servant d’instrument.

5. MG 1931, Exposé 91, Et cela s’accomplit, Exposé supprimé par l’église du Vomperberg.

6. Allocutions, Fête du Lys Pur 1931.

Oskar Ernst Bernhardt portait en lui la Volonté divine, Il était une Partie de la Volonté divine, la définition de Son Nom civil atteste cette réalité tout comme le Nom Abdruschin l’atteste. Oskar Ernst Bernhardt signifie: «La lance redoutable de la divinité royale». La lance, c'est la Parole; le mot redoutable est associé ici à la Sainte Justice; la divinité royale inessentielle (insubstantielle), c'est Parzival, notre Roi. En fait, sur le plan étymologique, Oskar signifie «lance de Dieu», Ernst signifie «grand, grave, solennel, majesté» et Bernhardt signifie «lance redoutable». Les trois mots sont d'origine germanique. Dans Bernhardt la particule bern vient du germanique ber qui signifie «ours». Or, il faut savoir ici que l'ours, dans les cultures anciennes, était un animal redouté, craint, dont le nom faisait l'objet d'un tabou.

Oskar Ernst Bernhardt n’est donc pas devenu un Fils du Saint-Esprit, donc un Fils de Dieu, du jour au lendemain! Il était le Fils du Saint-Esprit devenu homme, et Il l’a été avant Son Incarnation, à Son Incarnation et à Sa Naissance le 18 avril 1875, et ce, jusqu’à Son Décès le 6 décembre 1941, et aussi après Son Départ de la terre. Après Sa naissance:

Déjà les ailes de la Sainte Colombe jetaient des lueurs au-dessus de Sa petite tête, déjà la Croix irradiait de Son corps fragile et des Courants de Lumière sortaient de Sa poitrine. Mais les hommes ne le voyaient pas. Ils éprouvaient seulement une joie intime et une sorte de recueillement quand ils étaient près du berceau de cet Enfant.(7)

7. IRÈNE MANZ, Témoignage de l’Événement de Lumière, publié dans Le temps passé se réveille, vol. 2, Verlag Der Ruf, München (Munich),1930/31.

Or, la Colombe au-dessus de l’Envoyé de Dieu, ainsi que la Croix qui irradie à partir de Lui, sont les signes indéfectibles qui authentifient l’origine divine-insubstantielle de Imanuel/Parzival/Abdruschin. Le Mot de la fin de la Grande Édition 1931 du Message du Graal se termine d’ailleurs ainsi: «Abdruschin a maintenant achevé Son Message à l’humanité! […] Il porte les Signes de Sa Haute Mission: la Croix Vivante de la Vérité, rayonnant de Lui et, au-dessus de Lui, la Colombe Divine, tels que le Fils de Dieu Les a portés.» Aucun être de l’essentialité ne peut et ne pourra jamais posséder ces Signes Sacrés! Aucun esprit humain servant d’instrument ne peut et ne pourra jamais posséder ces Signes Sacrés! Aucun esprit Pur-spirituel ne peut et ne pourra jamais posséder ces Signes Sacrés! Aucune entité de la sphère divine ne peut et ne pourra jamais posséder ces Signes Sacrés! Encore moins Lucifer! Ces Signes Divins appartiennent à Dieu seul!

Ceux qui s’imaginent qu’Oskar Ernst Bernhardt n’était pas le Fils de l’Homme, et qu’Il le devint seulement lorsqu’Il prit le Nom de Abdruschin, se trompent, puisque c’est seulement le bandeau qui lui fut retiré afin qu’Il prenne conscience de Sa Mission(8). Jusqu’en 1923, le Fils du Saint-Esprit fit l’expérience de la nature humaine en étant en contact avec tous ses travers et tous ses défauts afin de pouvoir, le moment venu, écrire Son Message du Graal qui conduirait les êtres humains hors de la confusion et du Mal. Entre autres, Il eut à subir les attaques des ténèbres qui cherchèrent à Lui nuire en l’entraînant dans plusieurs procès dont le but était de l’obliger à dilapider Ses biens pour Sa défense, et ainsi, faire obstacle à Sa Mission salvatrice.

8. Voir la note de bas de page numéro 3, dans ce chapitre.

Mentent aussi les partisans de l’église du Vomperberg qui colportent, pour excuser l’imposture du quatuor (monsieur Jean-Paul Mongeau parlait du trio infernal), que ce n’est pas Abdruschin qui a modifié la Grande Édition 1931 du Message du Graal, mais Oskar Ernst Bernhardt. Nous n’arrivons pas à trouver de termes assez forts pour qualifier un tel discours! C’est indicible! Tous ces propos ne sont pas d’innocentes fantaisies intellectuelles, mais une véritable charge des troupes d’assaut de Baal contre l’identité divine du Seigneur! Une attaque en règle contre la Vérité! Contre le Graal!

Dans Sa réponse à la question portant sur le signe de l’édition des Feuilles du Graal (1923-1926) – le A dans le O en forme de serpent qui se mord la queue – Abdruschin écrivait Lui-même qu’Oskar Ernst Bernhardt et Abdruschin est une seule et même Personne: «Je vais Mon Chemin, seul, et ne continuerai d’utiliser, pour la publication de Mes Exposés, que la maison d’Édition des Feuilles du Graal à Tutzing (Haute-Bavière) […] car Oskar Ernst Bernhardt et Abdruschin est une seule et même Personne». Or, ce Passage de la réponse d’Abdruschin a été supprimé dans le livre Questions et réponses publié par le Mouvement International de Baal.

Dans l’ouvrage du disciple Lucien Siffrid intitulé Der Menschensohn (Le Fils de l’Homme), il est dit qu’Oskar Ernst Bernhardt prononça cette phrase lorsqu’Il décacheta les sept (7) sceaux de l’Apocalypse de Jean:

«Je le suis! Le Fils de l’Homme, Imanuel, Abdruschin(9), Abdrushin, Oskar Ernst Bernhardt, dix-huit (18) avril mille huit cent soixante-quinze (1875), Celui qui vient!»

9. Il nous faut ici dire un mot sur les différentes graphies du nom Abdruschin: ABDRUSCHIN, ABD-RU-SCHIN et ABDRUSHIN, ABD-RU-SHIN. ABDRUSCHIN et ABDRUSHIN sans les traits d’union est allemand; ABD-RU-SCHIN et ABD-RU-SHIN avec les traits d’union est d’origine arabe, c’est-à-dire que cette graphie correspond au Nom porté par le Prince Abd-ru-schin, Abd-ru-shin, dans la langue de l’époque. Ainsi, indifféremment de la graphie employée, les Noms Abdruschin, Abdrushin, Abd-ru-schin et Abd-ru-shin, signifient Fils du Saint-Esprit ou Fils (Partie) de Parzival. Mais, règle générale, lorsque nous faisons allusion au Seigneur, devons-nous écrire ABDRUSCHIN ou plutôt ABD-RU-SHIN avec les traits d’union, sans la lettre c et sans majuscules? Mentionnons que jusqu’à la fin de 1936, le Seigneur a exclusivement utilisé la graphie ABDRUSCHIN, ce dont témoignent Ses écrits publiés de 1923 à 1936. Ce n’est que lors de la dernière année de Son Activité publique, soit en 1937, qu’est apparue la graphie ABD-RU-SHIN (Voir Imposture, Chapitre 1, Les deux Messages du Graal). Pour plusieurs, toutes ces précisions s’avèreraient non avenues puisque le Seigneur Lui-même aurait affirmé la futilité de ce nom. À la question: «Pourquoi l’auteur a-t-il choisi le nom Abdruschin?», le Seigneur répond ceci: «Avec la même justification, en tant qu’écrivain, avec laquelle d’autres choisissent un nom quelconque comme pseudonyme. Qu’est-ce qu’un nom? Rien! Il ne doit pas, ici non plus, être davantage. Abdruschin ne signifie rien de particulier, mais un simple pseudonyme» (RQ). Il est évident que, en apparence, une telle réponse contredit Son Enseignement qui dit, par exemple, que le nom d’un individu n’est pas seulement qu’une simple appellation insignifiante, mais que, littéralement, dans son sens profond, l’individu est son nom. Cette contradiction apparente prend cependant un tout autre sens avec cette autre citation du Seigneur: «Les mots ne sont finalement que des mots, strictement limités, ils ne peuvent pas retransmettre ce qui est mouvant, ce qui est Vivant dans la Vérité, ce qui réside dans tout ce qui concerne Dieu et le Divin» (Résonances 2, Exposé 12, Les plans spirituels III). Et cela est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit du Nom Abdruschin.

Oskar Ernst Bernhardt était le Fils du Saint-Esprit, une Partie de Parzival incarnée sur notre terre:

Parzival demeura toujours dans le Château-Fort (du Saint-Graal), tandis que Son vouloir vivant, en tant que Partie de Lui-même devenue forme (Abdruschin), parcourait les parties cosmiques en apprenant.(10)

10. Résonances 2, Exposé 12, Les plans spirituels III. Les parenthèses sont de nous.

Le moment venu, Abdruschin a pu recevoir en Lui Imanuel, parce qu’Il était Lui-même une Partie de Parzival, donc une Partie de Dieu insubstantiel.

En Abdruschin, Parzival fut en Son temps pour la première et la deuxième fois sur la terre […] tandis que, à l’Heure de l’Accomplissement, Imanuel, en tant que tel, a pris alors possession de l’enveloppe terrestre de Parzival […](11)

11. Résonances 2, Exposé 12, Les plans spirituels III.

Mystère Divin:

À la Partie Abdruschin-Parzival s’unit maintenant, dans le corps terrestre même, Sa Partie divine (c’est-à-dire Sa Partie insubstantielle ancrée dans le plan divin), de sorte que, de la matière dense s’élève Imanuel, déjà promis à l’humanité par le prophète Isaïe.(12)

12. MG 1931, Exposé 91, Et cela s’accomplit. Exposé supprimé par l’église du Vomperberg. Les parenthèses sont de nous.

Imanuel/Parzival est:

... le Fils dans le rayonnement duquel l’humanité de la Création Originelle se développa, d’où l’origine du nom additionnel le Fils de l’Homme. Le Fils qui, en tant que représentant de Dieu, se tient directement au-dessus des esprits humains, puisque ceux-ci ne pouvaient se développer jusqu’à la conscience que par Lui.(13)

13. Résonances 1, Exposé 57, Que la Lumière soit! Es Werde Licht!.

C’est ainsi que le nom Fils de l’Homme appliqué à Abdruschin/Oskar Ernst Bernhardt signifie: comme «Fils du Saint-Esprit»/«lance redoutable de la divinité royale» – qui fait UN avec Imanuel-Parzival –, Abdruschin/Oskar Ernst Bernhardt était non pas un fils de la Création, de laquelle l’Homme, l’esprit humain est issu, mais un Fils de Dieu ancré dans le royaume de l’Homme, c’est-à-dire dans le royaume spirituel. Ce Fils (de Dieu) de l’Homme (ancré dans le royaume Spirituel-originel), s’incarna sur terre pour nous apporter la Parole de Vérité de Son Père issue du Château-fort du Saint-Graal.

Tout comme à l’époque de Moïse, où l’enfant Omaram élevé par Ismaël prit conscience qu’il était Abdruschin lorsque son bandeau tomba, ainsi en a-t-il été en 1923 avec Oskar Ernst Bernhardt qui était la réincarnation d’Abdruschin. C’est à Lui que la Reine Originelle Élisabeth adressa ces paroles dans le Manoir du Graal alors qu’Il était en Préparation:

Cher Fils, laisse l’événement agir sur Toi. Tel est le champ de bataille que Tu devras parcourir à l’heure de l’Accomplissement; car à la demande du Sauveur assassiné, Dieu le Père accorde que, avant le Jugement, Tu annonces Sa Parole encore une fois aux renégats, afin de sauver ceux qui veulent encore L’entendre!(14)

14. MG 1931, Exposé 88, L’étranger.

Quoique fortement entravé sur la terre par Ses enveloppes épaisses, le Fils du Saint-Esprit a agi pendant Son apprentissage terrestre sous le nom d’Oskar Ernst Bernhardt en déclenchant les lois spirituelles de la Volonté divine d’où Il émanait: «Ses irradiations étaient épaissement enveloppées afin de ne pas provoquer trop tôt de forts déclenchements»(15). Mais, malgré tout:

15. Ce n’est que lorsque Imanuel pénètrera en Abdruschin/Parzival au moment de l’Accomplissement Sacré, pour le déclenchement du Jugement, que la loi de la réciprocité des effets sera accélérée de façon exponentielle: «Tout Lui obéit, après cette Liaison, et se répercute bien plus rapidement qu’auparavant» (Appels de la Création Originelle, Verlag Der Ruf, 1934).

Sur terre, les conséquences des lois divines étaient de plus en plus marquées. Les hommes n’en pressentaient rien. Tout s’aggravait, les antagonismes devenaient plus distincts, les défauts des hommes venaient ouvertement au jour. Ils traversaient la sombre vallée et avec eux, Parzival, qui devait tout oublier, afin, Lui aussi, de connaître pleinement le mal du monde.(16)

16. IRÈNE MANZ, Témoignage de l’Événement de Lumière, publié dans Le temps passé se réveille, vol. 2, Verlag Der Ruf, München (Munich), 1930/31.

Oskar Ernst Bernhardt – avec le bandeau jusqu’en 1923 – et Abdruschin – sans le bandeau jusqu’à Sa mort terrestre le 6 décembre 1941 –, sont une seule et même Personne, un seul et même Noyau Divin-insubstantiel, un seul et même Fils de l’Homme!

Et le fait que, selon les époques de Sa Vie et les circonstances, le Fils de l’Homme ait signé Son Nom de différentes façons – par exemple, Ernst Bernhardt, Oskar Ernst Bernhardt, Abdruschin, Imanuel –, cela ne change rien au fait que, toujours et à tout moment, Il était un Noyau Divin-insubstantiel dans plusieurs enveloppes et dont la dernière était le corps physique. Tout au long de Sa Vie, Sa Signature a été liée à Ses Accomplissements Divins qui augmentaient dans un crescendo de Force, et Ses Signatures ne changent rien au fait que, toujours, le Signataire était d’origine divine inessentielle/insubstantielle et issu du Père.

Cette Personne n’était donc pas un esprit humain! Cette Personne, comme le Fils de Dieu Jésus, avait/était un Noyau Divin insubstantiel. Oskar Ernst Bernhardt n’était pas «un esprit humain élu pour servir d’instrument sur la terre à Imanuel», parce qu’Il était une Partie de Parzival et que:

Parzival est Un avec le Fils de l’Homme […] En tant qu’Envoyé de Dieu, il devra, avec un bandeau devant les yeux spirituels, passer par les plus dures tribulations terrestres, en apparence un homme parmi les hommes. Après un temps déterminé, libéré de ce bandeau, Il doit reconnaître Son Origine, se reconnaître Lui-même de nouveau, et voir aussi clairement Sa Tâche devant Lui.(17)

17. MG 1931, Exposé 44, Le Saint Graal.

Oskar Ernst Bernhardt était la Volonté divine insubstantielle de Parzival devenue homme – le Fils/Partie de Parzival(18) – qui a accueilli en Lui pendant sept ans Imanuel(19) et pendant cinq ans Jésus(20). Et c’est à ce Titre qu’Abdruschin a pu réunir en Lui – à partir du 19 juillet 1936 pour l’Amour et à partir du 7 septembre 1937 pour la Pureté – les deux fractions Maria la Rose et Irmingard le Lys Pur. Ce qui n’a rien à voir avec la nature humaine sinon que, pour descendre jusqu’à nous, le noyau divin insubstantiel du Fils du Saint-Esprit a dû se recouvrir d’une enveloppe spirituelle ainsi que, par la suite jusque sur terre, de toutes les autres enveloppes nécessaires.

18. «Naturellement, la notion d'Envoyé de Dieu ou de Fils de Dieu n'est pas a considérer dans ce cas de la même manière que pour Jésus, mais il s'agit au contraire d'un processus particulier d'irradiation ancrés dans mon corps terrestre à un moment déterminé» (Déclaration complémentaire du 26 octobre 1939 à la Gestapo). Lorsque dans cette Déclaration Abdruschin parle d'un «processus particulier d'irradiation», c'est vrai : Abdruschin a bien reçu par voie d'irradiation Imanuel en Lui, et si cela a été possible, c'est parce qu'Il était Lui-même déjà une Partie d'Imanuel. Ici, le gros bon sens de l'intelligence spirituelle doit prévaloir. Aucun être humain n'aurait été en mesure, n'est en mesure de résister à la pression de la Lumière divine insubstantielle (à la Lumière blanche) sans être consumé. Et ce n'est pas tout. En plus, Abdruschin a reçu aussi en Lui Jésus. Là aussi, ce fut un phénomène d'irradiation qui a été rendu possible grâce au genre divin insubstantiel d'Abdruschin qui, Lui-même, était de la même origine que Jésus. «Naturellement, la notion d'Envoyé de Dieu ou de Fils de Dieu n'est pas à considérer dans ce cas de la même manière que pour Jésus ...» À cette phrase, nous pourrions peut-être ajouter, sans prétention, pour nous aider à mieux saisir: «... n'est pas à considérer dans ce cas de la même manière que pour Jésus ... qui, Lui, n'a pas vécu exactement la même chose que Moi comme processus particulier d'irradiation.» Dans cette phrase, Abdruschin affirme clairement qu'Il est un Envoyé de Dieu (et non pas simplement un envoyé par Dieu), donc qu'Il est un Fils de Dieu: Il ne nie pas qu'Il est un Fils de Dieu. Il ne s'attarde pas au fait qu'Il soit un Fils de Dieu, Il s'attarde plutôt à la manière dont Il a vécu Sa Divinité insubstantielle (inessentielle).

19. Soit du 30 mai 1929, Fête de la Sainte Colombe, au 30 mai 1936, Fête de la Sainte Colombe. Le 30 mai 1929, Imanuel, la Sainte Colombe, pénètre dans le corps terrestre d’Abdruschin: «En Son temps, Parzival fut deux fois en Abdruschin (comme Partie du Trigone Imanuel/Parzival/Abdruschin à l’époque de Moïse et au début du XXe siècle), tandis qu’à l’heure de l’Accomplissement, Imanuel, en tant que tel, a pris alors possession de l’enveloppe terrestre de (Abdruschin/) Parzival, après de pénibles purifications de cette enveloppe» (Résonances 2, Exposé 12, Les plans spirituels III. Les parenthèses sont de nous). Le 21 juillet 1929, lors du Tournant Cosmique, Abdruschin annonce à l’humanité qu’Il est Imanuel, Annonce qui est encore faite le 29 décembre 1929. Après le 30 mai 1929, la présence d’Imanuel a subi trois étapes-transformations avant Son Départ en 1936. Première transformation : Vendredi Saint, le 25 mars 1932, le pont spirituel humain est rompu en Abdruschin: «Est maintenant brisé en Moi un pont qui me reliait étroitement avec vous et l’humanité de la Terre. Le spirituel humain terrestre en Moi est maintenant dissout par la Lumière. De ce fait, cesse pour moi le ressenti humain terrestre. Cependant, qu’il soit bien remarqué que la compréhension ne cesse pas. Car l’intellect, en tant que produit du corps terrestre, du cerveau, est étroitement lié à ceux-ci (c’est-à-dire au ressenti et à la compréhension), de sorte que ce qui a été appris par Moi jusqu’ici, donc la compréhension des actes humains, subsiste, parce que le corps terrestre aussi m’est encore laissé en vue de l’Accomplissement terrestre! Ce n’est que le spirituel humain terrestre, qui devait développer jusqu’ici ce corps pour la tâche terrestre et qui portait le nom terrestre Bernhardt, qui est maintenant dissous par l’afflux de la Lumière blanche divine dans ce corps terrestre, en conséquence de la Loi originelle de la Création que Je vous ai déjà expliquée dans l’Exposé La Vie» (Allocutions, Vendredi Saint 1932. Les parenthèses sont de nous). Le fait que le spirituel humain ait été dissout en Abdruschin ne signifie pas qu’Oskar Ernst Bernhardt était un esprit humain qui a servit d’instrument à Imanuel, car, en vertu de la loi des affinités, cela est impossible. Un esprit humain ne peut recevoir l’irradiation d’Imanuel puisqu’il n’est pas en affinité avec la divinité insubstantielle : il n’est pas du même genre, de même nature . Seul un Fils de Dieu était en mesure de recevoir en Lui le Fils de l’Homme : Oskar Ernst Bernhardt/Abdruschin. « Aucun esprit, même le plus élevé, ne peut recevoir le Rayon du Fils de l’Homme Imanuel/Parzival, car alors cet esprit serait anéanti, décomposé, et ne pourrait plus exister, tout simplement, n’étant pas de la même origine […] Le Jugement, quand Parzival est venu la deuxième fois (soit lors de Sa Présence sur terre entre 1875 et 1941), s’est enclenché, et le Rayon d’Imanuel est descendu en Parzival, et Parzival s’est agenouillé devant la Sainte Volonté de Son Père, laissant le Rayon d’Imanuel l’emplir entièrement, ne laissant que la place au Rayon intransigeant de la Justice de Son Père. Ainsi Parzival s’est entièrement effacé, ainsi tout ce qui était relié au spirituel humain par le nom d’Oskar Ernst Bernhardt à Parzival fut détaché, dissout. Car sous le nom d’Oskar Ernst Bernhardt, Parzival fit Ses expériences d’homme parmi les hommes, expériences des chemins erronés des hommes, ainsi par la Force de la Lumière, par la Blancheur divine, le tissage en tant qu’homme parmi les hommes qui l’entourait comme une enveloppe fut décomposé » (Images reçues et paroles entendues le 7 novembre 2008 venant des hauteurs par une personne ouverte spirituellement pour cela. Les parenthèses et le souligné sont de nous).Cette citation est à mettre en parallèle avec ces autres citations: ― 1. «[…] L’obscurité s’était infiltrée dans tout ce qui était né de l’activité des hommes; Il ne trouva donc, en prédominance, que lutte et chagrin sans espoir de succès tant qu’Il demeura lié, ne pouvant pas laisser épanouir Sa Puissance. Ses irradiations étaient épaissement enveloppées afin de ne pas provoquer trop tôt de forts déclenchements, faisant partie du jugement universel. Ce n’est qu’à l’heure qui amena la révolution cosmique que Ses enveloppes commencèrent peu à peu à tomber». ― 2. «Avec la révolution cosmique tombèrent les enveloppes qui entravaient Abdruschin» (MG 1931, Exposé 91, Et cela s’accomplit). ― 3. «La Force sacrée a pénétrée dans le corps humain du Fils (de l’Homme), pulse à travers Lui et l’entretient […] Son corps est soustrait aux lois humaines du corps, seule l’enveloppe chemine encore parmi vous, et demeure pour vous un soutien terrestre» (Appels de la Création Originelle, Verlag Der Ruf, 1934). Les parenthèses sont de nous). ― 4. «Lentement, tout à fait lentement, le corps terrestre du Fils de Dieu doit être relâché, pour laisser la Sainte Force de la Lumière de Dieu rayonner à travers Lui, pour laquelle Il doit être une enveloppe terrestre» (Appels de la Création Originelle). Deuxième transformation: Fête du Lys Pur, le 7 septembre 1933, Proclamation de la Royauté d’Imanuel. Lors de la Fête, on entendit la Voix d’Imanuel. Troisième transformation: Noël, le 25 décembre 1934. C’est le déclenchement du Jugement final pour la terre. Présence d’Imanuel dans le corps physique d’Abdruschin: «Imanuel est entré et Abdruschin est séparé du corps terrestre, la troisième transformation est accomplie» (Appels de la Création Originelle). Pour une meilleure compréhension du phénomène de la possession en général, voir Résonances 1, Exposé 52, Possédé. Cependant, comme Parties du Trigone Imanuel/Parzival/Abdruschin, même séparés, Imanuel et Abdruschin sont Un parce qu’Ils sont une Partie de Dieu le Père.

20. Soit du 24 mai 1931, Fête de la Pentecôte, à la Fête de la Pentecôte 1936. C’est le retour de Jésus, tel qu’annoncé par Jésus Lui-même dans l’Évangile de Jean: ― 1. «Je ne vous laisserai pas orphelin, Je reviendrai vers vous» (Jean 14,18); ― 2. «Que votre cœur cesse de se troubler et de craindre. Vous avez entendu; Je vous ai dit: Je m’en vais et Je reviendrai vers vous» (Jean 14, 28); ― 3. «Vous aussi, maintenant vous êtes tristes; mais Je vous reverrai et votre cœur se réjouira» (Jean 16,22); (voir, 3e Règne, Chapitre 18, Le retour de Jésus). Le 24 mai 1931, le Fils de Dieu Jésus pénètre dans le corps terrestre du Fils de l’Homme, réceptacle qu’Il quittera en 1936.

Le Fils de l’Homme est un Envoyé divin et issu de la divinité inessentielle (insubstantielle). Mais avant Sa Mission dans le monde de matière dense il fut incarné, dans l’éternelle spiritualité essentielle (substantielle), donc étroitement lié à cette espèce de laquelle descend le grain de semence de l’esprit humain.(21)

21. MG 1931, Exposé 48, Ordre cosmique.

Cette citation d’Abdruschin tirée du Message du Graal 1931 est très claire et ne laisse place à aucune ambiguïté. Le Fils de l’Homme est un Envoyé divin qui s’est incarné dans la création première, le Pur-spirituel ou Spirituel-originel. Il n’est pas, comme l’écrit André Fischer dans la foulée de von Sass: «[…] un esprit primordial des plans supérieurs (de la création première, du Pur-spirituel) et spécialement préparé, (qui) devait servir de base d’action à l’irradiation de l’Esprit-Saint»(22).

22. A. FISCHER, Au nom de la Vérité (2002). Les parenthèses sont de nous.

Abdruschin, dont le nom civil était Oskar Ernst Bernhardt, est la Volonté de Parzival, Parzival est la Volonté d’Imanuel et Imanuel est la Volonté de Dieu le Père! Tout comme le Fils de Dieu Jésus et le Fils de l’Homme sont Un avec le Père, Abdruschin (ou Oskar Ernst Bernhardt)/Parzival/Imanuel forment le Trigone de la Volonté divine insubstantielle «partagée en trois et en Un seul, agissant simultanément comme un Mystère divin»(23).

23. MG 1931, Exposé 91, Et cela s’accomplit. Exposé supprimé par l’église du Vomperberg.