« Je me souviens! »
la devise des Frankois

Le blason frankois
Le blason frankois

La devise des Frankois est l’actuelle devise du Québec: «Je me souviens!»; je me souviens d’où je viens, pour devenir. Sur le plan historique:

À l’origine, les armoiries du Québec(1) n’ont ni cimier, ni support, ni devise. Chargé de la construction du Palais législatif, l'actuel Hôtel du Parlement (de la Province of Québec), Eugène-Étienne Taché (1836-1912) les place au-dessus de l’entrée principale de l’édifice. Il y ajoute une couronne de style Tudor, qui rappelle la petite couronne de diamants de la reine Victoria (1870), et un listel avec la devise: «Je me souviens».

Les plans sur lesquels figurent la devise et la couronne, sont annexés au contrat passé le 9 février 1883 sous l’autorité d’un arrêté du Conseil exécutif du 22 janvier 1883. Officieuses depuis cette date, elles deviendront véritablement officielles le 9 décembre 1939 avec l’adoption des nouvelles armes. En 1908, Taché les dessine et ajoute des branches de feuilles d’érable comme support.

Eugène Taché n’a laissé aucun document justifiant le choix de la devise et le sens à lui donner.(2)

1. En langage héraldique, les armoiries du Québec se décrivent ainsi: «D’or, à la fasce de gueules chargée d’un lion d’or passant regardant et accompagnée en chef de deux fleurs de lis d’azur et en pointe de trois feuilles d’érable de sinople tigées». La fleur de lis, le lion et la feuille d’érable représentent aux plans historique, constitutionnel et identitaire, respectivement l’élément français, l’élément anglais et l’élément canadien. Que les premières armes du Québec n’aient que deux fleurs de lis bleues sur fond or au lieu de trois, s’explique possiblement par le désir de la Couronne britannique du temps de ne pas usurper les armes des Bourbons, trois fleurs de lis or sur fond bleu, qui ont été celles de France jusqu’à la Révolution française de 1789 et pendant la Restauration de 1815 à 1830.

2. qc.novopress.info

Sur le plan spirituel, l’Apocalypse de Jean exhorte tous les membres de la nation frankoise: «Souviens-toi d’où tu es tombé: repens-toi et accomplis les œuvres d’autrefois» (Apoc. 2,5). Si tu veux être un homme libre, une femme libre, donc un «Frankois» conservateur de sa vie, souviens-toi de ton origine spirituelle, sois en mouvement, agis en conséquence et règle ta vie individuelle et nationale en fonction des lois divines: vois, discerne et agis! Je me souviens!